À l’approche de la Coupe du monde 2026, les sélections africaines affichent des ambitions historiques. Portées par l’extension du Mondial à 48 équipes, les fédérations africaines ont radicalement changé de dimension économique. Le banc de touche est devenu un poste stratégique hautement rémunéré.
Qu’il s’agisse d’attirer des techniciens européens de renom ou de blinder les contrats de héros locaux, les salaires des sélectionneurs atteignent désormais des sommets inédits. Aujourd’hui, Africafoot analyse les techniciens des pays africains les mieux payés engagés pour la phase finale de la Coupe du monde 2026.
#1 Vladimir Petkovic
C’est Vladimir Petkovic qui domine le classement des techniciens les mieux payés du football africain. Appelé à Alger pour relancer une sélection en perte de vitesse, le sélectionneur helvéto-bosnien touche 135 000 euros par mois, soit une enveloppe annuelle de 1,62 million d’euros.
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Si l’effort financier de la fédération algérienne est colossal à l’échelle continentale, il faut relativiser que c’est deux fois moins que ce que perçoivent Ronald Koeman aux Pays-Bas ou Marcelo Bielsa en Uruguay, tous deux rémunérés à hauteur de 3 millions d’euros par an. Un écart qui rappelle la frontière économique séparant encore le top africain des cadors mondiaux.
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#2 Carlos Queiroz
La deuxième place de ce classement est occupée par l’entraîneur portugais Carlos Queiroz, recruté à grands frais par la fédération ghanéenne pour stabiliser les Black Stars du Ghana. Le technicien lusitanien a négocié des émoluments à hauteur de 84 000 euros mensuels, soit un total de 1 008 000 euros par an.
L’effort du Ghana est remarquable, mais il reste dérisoire lorsqu’on le mesure aux 4 millions d’euros annuels versés par la fédération ouzbèke à Fabio Cannavaro ou par le Portugal à Roberto Martínez, révélant la capacité de l’influence financière de certaines nations émergentes ou européennes que le football africain ne peut pas encore égaler.
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#3 Hugo Broos
Le sélectionneur belge Hugo Broos grimpe sur la troisième marche du podium. À la tête de l’Afrique du Sud, le vainqueur de la CAN 2017 touche actuellement 75 000 euros par mois, ce qui représente un coût annuel de 900 000 euros pour la fédération.
À l’échelle mondiale, c’est à peine le tiers des émoluments de Jesse Marsch. Le sélectionneur américain du Canada émarge en effet à hauteur de 2,5 millions d’euros par an, porté par la ressource financière liée à l’organisation du Mondial 2026 à domicile.
#4 Emerse Faé
À la quatrième place, c’est un local qui tire son épingle du jeu : Emerse Faé. Propulsé sur le banc de la Côte d’Ivoire dans des conditions héroïques pendant la CAN 2023, l’ancien milieu de terrain a vu son salaire réévalué à 75 000 euros par mois, soit 900 000 euros à l’année.
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Les dirigeants ivoiriens ont ainsi choisi d’aligner leur champion sur les standards des techniciens expatriés. Néanmoins, face aux grosses écuries européennes, le décalage demeure. Faé gagne par exemple quatre fois moins que Didier Deschamps, dont les revenus chez les Bleus grimpent à 3,8 millions d’euros par an.
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#5 Mohamed Ouahbi
Au Maroc, la stratégie repose sur la structuration globale, et cela se voit à la cinquième place avec Mohamed Ouahbi. Le coach belgo-marocain, chargé de prendre le relais à la tête des Lions de l’Atlas et qui fait face à un grand défi de taille, touche 55 000 euros mensuels, soit 660 000 euros par an.
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La fédération marocaine offre au technicien des revenus que beaucoup de nations moyennes de football n’arrivent pas à donner à leur sélectionneur principal. On reste cependant loin du très haut niveau mondial, comme les 5,8 millions d’euros versés par l’Angleterre à Thomas Tuchel.
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#6 Sébastien Desabre
Sébastien Desabre occupe le sixième rang de ce classement. L’architecte de la reconstruction des Léopards de la République Démocratique du Congo affiche l’un des meilleurs rapports qualité-prix du continent avec ses 42 000 euros par mois, soit environ 504 000 euros par an.
Ses excellents résultats contrastent toutefois avec les réalités du marché global. Son année de salaire en RDC correspond tout juste à un mois de travail pour Carlo Ancelotti, payé 10 millions d’euros par an pour diriger la sélection du Brésil.
#7 Hossam Hassan
En Égypte, on a préféré miser sur l’identité nationale en confiant les Pharaons à la légende locale Hossam Hassan, qui se classe septième. Avec 30 000 euros par mois (360 000 euros par an), la baisse est notable par rapport aux ponts d’or offerts auparavant aux techniciens étrangers au Caire.
Pour situer le curseur, les revenus annuels de Hassan ne représentent même pas 6 % de ceux de Julian Nagelsmann, installé sur le banc de l’Allemagne, payé à hauteur de 7 millions d’euros par an.
#8 Sabri Lamouchi
À égalité financière avec son homologue égyptien, le Franco-Tunisien Sabri Lamouchi s’installe au huitième rang pour diriger la Tunisie. La fédération tunisienne lui accorde un salaire mensuel de 30 000 euros, soit un montant de 360 000 euros par an.
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Ce contrat témoigne d’une gestion tunisienne rationnelle, visant à s’offrir une expertise tactique de haut niveau tout en respectant une stricte discipline budgétaire.
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Ce montant s’avère particulièrement modeste si on le confronte au salaire de l’Argentin Mauricio Pochettino, qui touche 6 millions d’euros par an à la tête des États-Unis, mettant en avant le gouffre qui sépare les économies sportives nord-africaines des standards nord-américains.
#9 Pape Thiaw
Le Sénégal amorce lui aussi une transition avec Pape Thiaw, neuvième de ce classement. L’ancien Lion de la Teranga, qui a déjà fait ses preuves en remportant la dernière CAN, touche un salaire officiel de 20 000 euros par mois, soit 240 000 euros à l’année.
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Des discussions seraient en cours pour revoir ce contrat à la hausse si les objectifs sont atteints. Mais cela prouve qu’en Afrique de l’Ouest, même les nations récemment couronnées avancent avec des grilles salariales très mesurées par rapport aux millions d’Europe.
#10 Pedro Leitão Brito
Enfin, Pedro Leitão Brito, dit Bubista, ferme la marche à la dixième place avec le Cap-Vert. En l’absence de données financières officielles publiées par les instances de Praia, son salaire mensuel est estimée actuellement entre 15 000 euros à 30 000 euros par mois.
Malgré ce statut de budget le plus modeste de notre étude, le technicien capverdien multiplie les exploits tactiques, rappelant que la valeur d’un collectif et l’organisation d’une équipe peuvent surmonter les barrières budgétaires imposées par l’économie mondiale.
Tableau récapitulatif
| Nom du sélectionneur | Payé dirigé | Salaire mensuel |
| #1 Vladimir Petkovic | Algérie | 135 000 euros (soit 87 750 000 FCFA) |
| #2 Carlos Queiroz | Ghana | 84 000 euros (soit 54 600 000 FCFA) |
| #3 Hugo Broos | Afrique du Sud | 75 000 euros (soit 48 750 000 FCFA) |
| #4 Emerse Faé | Côte d’Ivoire | 75 000 euros (soit 48 750 000 FCFA) |
| #5 Mohamed Ouahbi | Maroc | 55 000 euros (soit 35 750 000 FCFA) |
| #6 Sébastien Desabre | République Démocratique du Congo | 42 000 euros (soit 27 300 000 FCFA) |
| #7 Hossam Hassan | Égypte | 30 000 euros (soit 19 500 000 FCFA) |
| #8 Sabri Lamouchi | Tunisie | 30 000 euros (soit 19 500 000 FCFA) |
| #9 Pape Thiaw | Sénégal | 20 000 euros (soit 13 000 000 FCFA) |
| #10 Pedro Leitão Brito | Cap-Vert | 15 000 euros à 30 000 euros (9 750 000 FCFA à 19 500 000 FCFA) |




