Au lendemain de la cinglante défaite face à l’Argentine (0-3), l’atmosphère autour de l’équipe d’Algérie s’est teintée de regrets. En choisissant de se passer de Riyad Mahrez au coup d’envoi pour titulariser Anis Hadj Moussa, Vladimir Petković pensait injecter de la vitesse et de la verticalité. Le terrain a finalement livré un tout autre verdict.
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Face à la maîtrise technique de l’Albiceleste, les Verts ont cruellement manqué de contrôle, d’expérience et de ce supplément d’âme que seule une icône peut insuffler. Un constat s’impose désormais avec la force de l’évidence : un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Pour l’Algérie, l’heure n’est plus aux expérimentations ; le retour de Mahrez comme titulaire est devenu une urgence vitale.
Le paradoxe d’un leader indispensable
La versatile opinion publique, qui réclamait à cor et à cri la mise à l’écart du joueur d’Al Ahli après des matches amicaux en demi-teinte, réclame aujourd’hui son retour immédiat. Car dès sa rentrée en fin de match contre l’Argentine, on a senti son poids sur le jeu des siens. Jean-Michel Cavalli, ancien sélectionneur algérien (2006-2007), livre pour Africafoot une analyse implacable :
Il n’y a pas l’ombre d’un doute sur le fait que Mahrez est encore très important pour la sélection algérienne. Sa rentrée face à l’Argentine a fait reculer l’adversaire. Et quand il avait le ballon, les adversaires étaient attentifs. Car Mahrez, ce n’est pas n’importe qui.
Lakhdar Adjali : « Face à l’Argentine, on s’est enflammés. Il fallait jouer en bloc bas »
Pour Cavalli, les critiques sur le volume physique de Mahrez ne tiennent pas face au génie du joueur, traçant un parallèle audacieux avec les monstres sacrés de sa génération :
Messi n’a-t-il pas joué son match en marchant ? Il n’a accéléré qu’au moment où il fallait être décisif. Et ce n’était pas le grand Messi. Quand vous voyez jouer Messi en marchant et Ronaldo encore titulaire, je pense que Mahrez est encore plus frais qu’eux. Il aurait été d’un secours important contre l’Argentine s’il avait été titulaire, il aurait apporté son expérience et aurait mis le pied sur le ballon. Pour moi, il reste indispensable.
L’art de gérer l’effort et d’encadrer la jeunesse
Cette gestion intelligente de l’énergie, indispensable au très haut niveau, est précisément ce qui a manqué à l’Algérie en ouverture du tournoi. Lakhdar Adjali abonde dans ce sens en demandant le retour du champion d’Afrique 2019 à la place d’un Hadj Moussa encore trop tendre pour débuter :
Il faut remettre Mahrez, parce que Hadj Moussa, il s’est avéré que c’est un très bon joker qui fait de très bonnes choses en sortant du banc, mais comme titulaire, c’est plus compliqué.
Parcours de Riyad Mahrez, coûts des transferts, rémunération et plus
L’ancien milieu de terrain des Verts s’appuie lui aussi sur l’exemple argentin pour justifier l’utilité d’un Mahrez moins fringant physiquement mais cérébralement supérieur :
On l’a vu avec la présence de Messi, même si c’est un extraterrestre : en termes de dépense énergétique, il est très loin des autres. Mais au niveau cognitif, il est très performant. Ses actions sont très efficaces et intenses. Nous, on a besoin de quelqu’un qui puisse encadrer les joueurs. Mahrez a ce profil-là. Surtout s’il a les jambes pour pouvoir répondre. Et normalement, contre la Jordanie, ça ne sera pas un problème.
Un capitaine exemplaire dans la tempête
Au-delà de l’aspect purement tactique, c’est l’attitude globale de Riyad Mahrez qui force le respect et valide sa légitimité. Relégué sur le banc pour le match le plus important de la décennie, n’importe quelle star internationale de son calibre aurait pu céder à la frustration ou fragiliser le groupe. Mahrez, lui, s’est comporté en grand capitaine : présence positive sur le banc, encouragements constants et, dès le coup de sifflet final, un appel public à l’unité nationale sur ses réseaux sociaux (« Tous ensemble. Restons unis et on va le faire inchallah »).
Oudjani : « L’Algérie a brûlé un joker, il ne faut pas en brûler deux »
Cet état d’esprit irréprochable fait de lui le guide parfait pour cette transition générationnelle, comme le souligne Chérif Oudjani :
C’est sûr qu’il reste précieux. Qu’il joue titulaire ou pas… c’est comme Lukaku avec la Belgique. Ce sont des joueurs qui, s’ils sont des leaders positifs, sont très utiles dans l’équipe. Après, même s’il ne joue pas d’entrée, il y a des jeunes qui arrivent et ceux-là, ils regardent Mahrez comme un joueur exceptionnel. Donc, à un moment donné, ce qu’il va dire est quand même très important aussi, et il doit servir aussi de guide ou de relais à l’entraîneur.
Medjani : « Avoir Mahrez, Mandi et Bentaleb au Mondial, c’est primordial pour l’Algérie »
Face à la Jordanie, dans un match couperet où l’Algérie devra impérativement l’emporter pour entretenir ses espoirs de qualification, le leadership de Mahrez sera le ciment de la révolte. Les doutes se sont évaporés sous le poids de la réalité du terrain : l’Algérie a besoin de son guide, et Riyad Mahrez est prêt à reprendre son sceptre.
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Très bientôt, l’Algérie disputera son match de la 2e journée de la Coupe du monde 2026 face à la Jordanie. La société de paris 1xbet (vous pouvez télécharger 1xbet ici) propose les cotes suivantes pour ce match – l’Algérie gagne à 1,57, un match nul est évalué à 4,15, et la Jordanie gagne à 5,80.




