Le lourd revers concédé face à l’Argentine (0-3) lors de la première journée de la Coupe du monde 2026 n’a pas seulement douché les espoirs sportifs immédiats de l’Algérie. Il a également réveillé de profondes inquiétudes sur l’état psychologique et structurel de la sélection. Connu pour sa franchise et sa rigueur, Rezki Amrouche, fort de ses 34 capes sous le maillot de son pays, n’a pas caché sa colère.
Dans des déclarations exclusives qu’il a réservées à Africafoot, l’ancien défenseur central des Verts livre un diagnostic cinglant, regrettant un manque cruel de poigne et de personnalité dans ce groupe. Pour lui, la faillite constatée va bien au-delà de simples choix de sélectionneur.
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La faillite tactique et mentale contre l’Argentine
Au-delà du score, c’est la manière et le manque total d’engagement qui ont outré l’ancien joueur de la JS Kabylie et du Club Africain; En rappelant que les alertes de la préparation avaient été ignorées, il regrette :
La défaite contre l’Argentine m’a choqué, en particulier par rapport au rendement qu’on a livré. On a fait des erreurs et le haut niveau, ça ne pardonne pas. Sur les trois lignes, il y a un déséquilibre total. Trop d’espaces quand on n’a pas le ballon.
Il y avait déjà beaucoup d’approximations dans l’axe et au milieu face aux Pays-Bas, mais le score était en trompe-l’œil. Si les Néerlandais avaient un Messi, on aurait déjà pris 5 à 6 buts.
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Amrouche n’hésite pas à élever le ton en comparant l’attitude des deux sélections, fustigeant la léthargie des Algériens sur la pelouse :
En face, il y avait de vrais joueurs, déterminés et motivés. Nous, on dirait des joueurs de quartier. On était trop timorés. Pas d’intensité, pas d’engagement, rien… Et je ne comprends pas comment on a laissé trop de liberté à Messi.
Pourquoi il n’a pas eu droit à un marquage strict ? Tactiquement, on était à la rue. Aucun bloc défensif, pas du tout compact. Ce déséquilibre n’est pas normal. Si on avait emmené une équipe locale d’Algérie, on n’aurait pas eu ce visage affiché.
Une équipe sans patron ni impact physique
Le point névralgique du problème réside, selon lui, dans l’absence de patrons capables de secouer le vestiaire et de recadrer l’équipe dans les moments de tempête. Amrouche conteste d’ailleurs frontalement les statuts de certains cadres :
On n’a pas de leader en équipe nationale. Même Mahrez ne l’est pas. Il ne l’a jamais été. Et encore moins Mandi. Le seul joueur vraiment agressif et qui a la grinta au sein de l’équipe, c’est Ramy Bensebaïni, et c’est peut-être pour ça qu’il a joué face à l’Argentine.
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Dans ce désert de caractère, l’ancien international déplore amèrement l’éviction de Baghdad Bounedjah du groupe mondialiste, une décision qu’il juge incompréhensible tant sur le plan humain que sportif :
Comment a-t-on pu enlever Bounedjah, alors qu’on n’a pas de remplaçant dans l’équipe ? Aussi bien un joueur à son poste, ou comme leader. On a dit qu’il avait un mauvais comportement, mais il faut savoir pourquoi il est devenu comme ça. Vous voulez me faire que croire que du jour au lendemain il est devenu un voyou ? Il a beaucoup donné à la sélection et il aurait mérité de la jouer. Un Bounedjah aurait fait beaucoup de bien à cette équipe.
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Un déficit de caractère auquel s’ajoute une carence athlétique flagrante, notamment dans l’entrejeu :
En plus, on manque de joueurs athlétiques, comme pouvait l’être Adlène Guedioura. Notamment en milieu de terrain. De ceux qui en imposent de par leur gabarit.
L’urgence d’un sursaut d’orgueil face à la Jordanie
Face à ce constat alarmant, Rezki Amrouche craint que l’union sacrée ne soit plus qu’un lointain souvenir. Il redoute :
Je crains qu’on n’ait pas un groupe soudé et solidaire et où chacun tire dans le même sens. On a un groupe, mais pas vraiment une équipe.
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Alors que se profile une confrontation décisive contre la Jordanie, il appelle les joueurs à se responsabiliser d’urgence et à prendre conscience de leurs devoirs envers le peuple algérien. Pour Amrouche, le salut passera uniquement par une prise de conscience brutale et immédiate :
Que faut-il corriger pour le match contre la Jordanie ? C’est l’état d’esprit qui est à améliorer. Si tu ne montres pas la bonne attitude, tu peux même perdre contre une équipe amateur. On dirait qu’ils ne sont pas conscients qu’ils représentent un pays et 50 millions d’habitants. Là, il faut qu’ils se remobilisent et se rappellent qu’ils jouent pour une nation et un peuple. Car si on ne rectifie pas ça, même la Jordanie peut nous battre. Eux, ils ont cette fierté.
Le message est passé, brut et sans concession. Aux joueurs de Vladimir Petković d’y répondre sur le terrain.
Très bientôt, l’Algérie disputera son match de la 2e journée de la Coupe du monde 2026 face à la Jordanie. La société de paris 1xbet (vous pouvez télécharger 1xbet ici) propose les cotes suivantes pour ce match – l’Algérie gagne à 1,57, un match nul est évalué à 4,15, et la Jordanie gagne à 5,80.




