À moins d’un mois de la Coupe du monde 2026, les interrogations autour de l’équipe d’Algérie se multiplient. La forme de certains cadres, l’état physique de Rami Bensebaïni ou encore les derniers choix de Vladimir Petkovic occupent une large partie des débats. Mais pour Moussa Saïb, ancien capitaine des Verts, une question domine toutes les autres : celle du gardien de but.
Moussa Saïb identifie le principal point faible des Verts
Dans un entretien exclusif accordé à Africafoot, l’ancien milieu de terrain n’a pas attendu d’être questionné sur ce sujet pour exprimer son inquiétude :
Notre plus gros problème, c’est le gardien de but qu’on n’a pas encore trouvé.
Un constat direct, qui traduit un malaise installé depuis le retrait progressif de Raïs M’Bolhi.
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Pour Saïb, la comparaison avec l’équipe championne d’Afrique en 2019 reste inévitable. Il poursuit :
La force de l’équipe de 2019, avec Raïs M’Bolhi dans les buts, c’était un gardien de classe mondiale. Et pour le moment, nos gardiens ne sont pas rassurants.
À ses yeux, aucun portier n’a encore vraiment repris ce rôle avec la même autorité.
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Luca Zidane encore attendu au plus haut niveau
Le cas Luca Zidane concentre une partie des questions. Arrivé récemment dans le paysage des Verts, le gardien de Grenade n’a pas encore eu assez d’occasions, selon Saïb, pour dissiper tous les doutes :
On ne peut pas le juger sur le peu de matchs qu’il a joués avec notre sélection. Et ce sont des matchs où on n’a pas été trop sollicités, sauf face au Nigeria. C’était un test pour lui, et ça ne suffit pas.
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L’ancien international veut donc voir davantage avant de trancher :
J’ai besoin de le voir plus à ce poste, car on a surtout été dominateurs. Donc, on ne peut pas encore savoir s’il est digne d’un numéro 1 ou pas.
Mais Saïb nuance aussitôt son propos, rappelant que la décision appartient au sélectionneur :
Le choix revient au sélectionneur. C’est lui qui le voit au quotidien, à l’entraînement et en match. Et c’est lui le décideur.
L’inquiétude autour de Rami Bensebaïni
La légende de l’AJ Auxerre s’est aussi arrêtée sur la situation de Rami Bensebaïni, dont la condition physique inquiète avant le tournoi :
C’est dommage s’il venait à rater le Mondial. Il est jeune, pétri de qualités, et une pièce maîtresse de notre sélection. S’il venait à manquer, ça va chambouler toutes nos stratégies de jeu. Mais on croise les doigts pour lui. C’est dans moins d’un mois, peut-être qu’il sera remis d’ici là.
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Entre le flou dans les cages et l’incertitude autour de Bensebaïni, Saïb rappelle une réalité simple : l’Algérie dispose de talent, mais elle aura besoin de certitudes dans ses zones les plus sensibles pour espérer réussir sa Coupe du monde.




