Alors que la qualification historique de neuf sélections africaines pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 a été largement saluée, le journaliste français Philippe Doucet adopte une lecture bien différente.
Selon lui, cette performance est davantage la conséquence du nouveau format à 48 équipes que d’une réelle progression du football africain.
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Un enthousiasme jugé excessif
Au cours de son intervention, Philippe Doucet a d’abord regretté l’emballement suscité par les résultats des représentants africains :
J’ai entendu des louanges exagérées après la qualification de 9 pays africains sur 10 au deuxième tour. Je ne dis pas que c’est normal, mais je m’attendais à ce que l’Afrique ait 8 représentants qualifiés pour le second tour, à cause du nouveau format, avec 32 équipes qualifiées en seizièmes de finale sur 48. Donc, ce n’était pas difficile d’y être. Il suffisait de gagner un match pour se qualifier.
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Le nouveau format au cœur de son analyse
Pour le journaliste, l’élargissement de la compétition a également eu un impact sur le niveau général du tournoi, offrant davantage d’opportunités aux nations africaines :
Comme, évidemment, le niveau de la compétition a baissé du fait qu’on a fait rentrer des équipes plus faibles, la probabilité de gagner un match pour une équipe africaine était plus grande. On l’a vu un peu partout. Aucune équipe importante n’a été éliminée au premier tour.
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« L’Afrique n’a pas progressé »
Philippe Doucet estime par ailleurs que les seizièmes de finale marquent un retour à une configuration similaire à l’ancienne Coupe du monde à 32 équipes, ce qui, selon lui, permet de mieux évaluer le niveau réel des sélections :
En seizièmes de finale, on se retrouvait à 32 équipes, donc on se retrouvait avec une Coupe du monde normale. À l’époque où c’était une Coupe du monde à 32 équipes, combien d’équipes africaines passaient le premier tour ? Je ne suis pas pessimiste, mais l’Afrique n’a pas progressé.
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Ces propos, particulièrement tranchés, ne manqueront pas d’alimenter le débat autour de la place du football africain sur la scène mondiale. Si certains voient dans cette édition 2026 un tournant historique, Philippe Doucet estime que le véritable test reste la capacité des sélections africaines à confirmer leurs performances face aux plus grandes nations lors des phases à élimination directe.




