À quelques semaines de son entrée en lice à la Coupe du monde, l’Algérie avance avec des certitudes encore fragiles, mais aussi avec une forme d’excitation nouvelle. Dans un groupe relevé, avec l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie, les Verts savent que le moindre détail comptera.
Ancien international algérien, Brahim Hemdani livre à Africafoot une lecture lucide de ce qui attend la sélection de Vladimir Petkovic.
Un Mondial pour préparer l’avenir
Pour l’ancien milieu de terrain, cette Coupe du monde doit aussi être comprise comme une étape de transition, il explique :
L’ Algérie vient avec l’ambition avant tout de travailler sur un renouvellement de génération.
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Hemdani rappelle que certains cadres, après de longues années de service, s’approchent naturellement de la fin de leur cycle international.
Cette évolution ouvre la voie à une nouvelle vague, il poursuit :
Une nouvelle génération est en train d’émerger, avec les Maza, les Boulbina notamment, qui a besoin d’apprendre au niveau international.
À ses yeux, le Mondial doit donc servir à mesurer la capacité de ces jeunes à exister dans une compétition d’un tout autre niveau que la Coupe d’Afrique.
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Le second tour comme objectif crédible
Hemdani refuse toutefois de réduire cette participation à un simple apprentissage. Il estime que l’Algérie peut nourrir une ambition claire, mais raisonnable :
L’Algérie n’a pas de pression particulière sur ce Mondial. L’idéal, ce serait quand même de passer le premier tour, dans un groupe assez relevé avec l’Autriche, une équipe solide, et l’Argentine, tenante du titre. Passer le premier tour, ce serait déjà une bonne Coupe du monde.
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Pour y parvenir, le collectif sera déterminant, il analyse :
C’est d’abord collectivement qu’elle doit essayer de passer un cap par rapport à la CAN qu’elle a faite.
L’ancien joueur insiste sur l’importance de bien démarrer :
Il va falloir gagner et faire des résultats positifs d’entrée pour ne pas compromettre ses chances.
Hemdani attend surtout de voir si la jeunesse algérienne peut répondre à l’événement :
Cette génération a besoin d’emmagasiner de l’expérience. Maintenant, ils sont censés reprendre le flambeau. C’est là qu’on va voir si les reins sont solides et s’ils ont la capacité d’amener quelque chose.
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Enfin, il s’arrête sur Amine Gouiri, qu’il décrit comme : « plus un leader technique qu’un leader naturel ».
Malgré une saison irrégulière à Marseille, l’attaquant arrive avec une certaine fraîcheur :
Il a eu une saison un peu en dents de scie, mais lorsqu’il était en pleine possession, il a marqué quelques buts. Il arrive en sélection assez frais par rapport aux matchs joués, ce qui est un avantage. Mais comment Petkovic va l’utiliser ? En attaquant de pointe ou ailier ? Seul le sélectionneur le sait.




