Alors que la Coupe du monde 2026 s’apprête à entrer dans l’histoire comme la plus grande édition jamais organisée, avec 48 nations participantes et 104 rencontres au programme, Abdul Faisal Chibsah, spécialiste de la haute performance à la FIFA, a apporté son soutien à la réforme portée par l’instance mondiale du football.
Dans un entretien accordé à Footy-Africa, il a estimé que la qualification de nouvelles nations comme Curaçao et le Cap-Vert constitue une preuve tangible du succès de l’élargissement du tournoi :
Écoutez, si vous voulez mon avis, c’était une idée folle, mais on peut aussi comprendre pourquoi la FIFA a décidé de porter le nombre d’équipes à 48. L’une des raisons est de donner à un maximum d’équipes l’opportunité de participer à une Coupe du Monde. Peu de pays ont cette chance, et elle n’a lieu que tous les quatre ans. Un joueur de haut niveau, avec un peu de chance, peut disputer deux ou trois Coupes du Monde avant que sa carrière ne soit terminée.
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Curaçao et le Cap-Vert, symboles d’une ouverture réussie
Pour Chibsah, la présence de nouveaux venus sur la scène mondiale représente l’un des principaux bénéfices de cette réforme. Selon lui, l’accès à la compétition suprême doit être élargi afin de favoriser le développement du football à travers le monde :
Comme nous l’avons vu cette année, Curaçao et le Cap-Vert participeront pour la première fois. Pour moi, c’est formidable. La joie que cela apporte au pays, mais aussi l’opportunité offerte à ces joueurs de vivre un événement d’une telle envergure internationale. Le football est pour tout le monde. Il est important que, partout où il se développe, il touche le plus grand nombre, contribue à l’essor de ce sport dans les pays et offre des opportunités aux jeunes. Pour moi, cet aspect communautaire est primordial.
Le spécialiste de la FIFA considère que cette démocratisation de l’accès à la Coupe du monde contribue non seulement à renforcer la compétitivité internationale, mais également à stimuler l’émergence de nouvelles générations de talents.
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Une organisation à trois pays devenue incontournable
La Coupe du monde 2026 sera organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, une première dans l’histoire moderne du tournoi à une telle échelle. Un choix que Chibsah juge parfaitement cohérent compte tenu des exigences logistiques imposées par la nouvelle formule :
Peu de pays seraient en mesure d’accueillir seuls 48 équipes. Les infrastructures et les installations nécessaires sont colossales. Répartir la compétition entre plusieurs pays est donc logique, car cela permet à un plus grand nombre de pays d’organiser l’événement tout en allégeant la charge qui pèse sur une seule nation.
Avec des dizaines de stades mobilisés et des milliers de déplacements prévus, la coopération entre les trois pays hôtes apparaît comme une solution adaptée aux dimensions inédites du tournoi.
La météo, principal défi de la compétition
Si Abdul Faisal Chibsah se montre enthousiaste à l’approche de l’événement, il reconnaît néanmoins qu’un facteur pourrait compliquer la tâche des sélections participantes : les conditions climatiques. Il déclare :
La difficulté principale a toujours été la météo. C’est un facteur hors de notre contrôle. Nous devons simplement faire avec et trouver la meilleure façon de nous préparer et de participer.
Entre les fortes chaleurs attendues dans certaines villes américaines et les différences climatiques entre les sites hôtes, l’adaptation sera effectivement un élément clé de la performance des équipes.
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« Il n’y a plus de petites équipes »
Malgré ces défis, Chibsah s’attend à vivre une édition mémorable. Selon lui, l’évolution du football mondial a considérablement réduit l’écart entre les grandes puissances et les nations émergentes :
Je pense que ce sera passionnant. Si vous regardez l’évolution du jeu, comme on l’a vu lors de la dernière édition, il n’y a plus de petites équipes. Tout le monde est prêt à se mesurer aux autres. Je suis persuadé que ce sera encore plus important qu’avant. J’ai hâte !
Prévue du 11 juin au 19 juillet 2026 en Amérique du Nord, cette Coupe du monde historique promet d’offrir une visibilité sans précédent à des nations issues de toutes les confédérations, avec l’ambition de marquer durablement l’histoire du football mondial.




