Un témoin privilégié pour éclairer les retrouvailles entre l’Algérie et l’Argentine. Le 5 juin 2007, Abderaouf Zarabi avait disputé l’intégralité ou presque de cette rencontre amicale mémorable à Barcelone, durant laquelle les Verts avaient tenu tête à Lionel Messi et ses partenaires avant de s’incliner sur le fil (4-3). Dix-neuf ans plus tard, Africafoot a retrouvé l’ancien défenseur international à la veille d’un nouveau duel entre les deux sélections, cette fois sur la scène de la Coupe du monde.
Installé à Nîmes, l’ancien joueur du NA Hussein Dey, de l’AC Ajaccio et du Nîmes Olympique reste pleinement investi dans le football. Il dirige l’Académie Univers, un projet consacré à la formation des jeunes dont les résultats commencent à porter leurs fruits, avec une accession historique en U17 National.
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Pour Africafoot, Zarabi livre son regard sur les ambitions algériennes, la manière d’affronter l’Argentine, le cas Messi et la possible absence de Ramy Bensebaini. Son discours est résolument optimiste : les Verts ne doivent se fixer aucune limite.
Abderaouf Zarabi, toujours au service de la formation
Abderaouf, tout d’abord, donnez-nous de vos nouvelles. Êtes-vous toujours dans le football ?
Je vais bien. Je suis toujours à Nîmes, où j’ai créé mon académie de football, l’Académie Univers. Je supervise l’ensemble des catégories. C’est une structure qui rassemble de très bons jeunes autour d’un véritable projet de formation. Cette année, nous avons obtenu notre accession en U17 National et nous évoluerons donc au plus haut niveau de cette catégorie. Nous sommes toujours dans le football et dans la formation, avec cette volonté de transmettre notre vécu et notre expérience à la jeunesse.
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« Le deuxième tour ne me contenterait pas »
Parlons de la sélection algérienne. Êtes-vous optimiste concernant son parcours en Coupe du monde ?
Au vu de ce que les joueurs ont proposé ces derniers temps, notamment lors du match contre les Pays-Bas, on sent que nous avons une équipe solide. Inchallah, l’Algérie réalisera une belle participation. Quand on regarde les rencontres déjà disputées dans ce Mondial, à quelques exceptions près, le niveau paraît assez équilibré. Il n’y a pas de grande différence entre les participants. On a notamment vu le Maroc accrocher le Brésil. Oui, nous sommes optimistes, surtout que nous possédons une équipe qui mêle joueurs d’expérience et jeunes talents. Nous leur souhaitons le meilleur.
Quelles doivent être les ambitions de l’Algérie, compte tenu de ce qu’elle représente sur la scène africaine et mondiale ?
Au regard de l’effectif, des moyens mis à la disposition de la sélection et de tout ce que l’État a entrepris en faveur du football, je peux même dire qu’une qualification pour le deuxième tour ne me contenterait pas. Pourquoi ne pas aller jusqu’en quarts de finale, en demi-finales, voire en finale ? Certes, ce ne sera pas facile, mais, sur le papier, nous avons des joueurs qui évoluent au plus haut niveau. Cela reste également un match de 90 minutes, disputé dans de très bonnes conditions, et chaque équipe peut nourrir des ambitions. Avec du travail, mais aussi un peu de réussite, cela peut nous sourire.
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Algérie-Argentine : ne surtout pas faire de complexe
Le premier match opposera l’Algérie à l’Argentine, tenante du titre. Avec quel état d’esprit faut-il aborder cette rencontre ? Faut-il lui témoigner le respect que son statut impose ou la défier sans tenir compte de ce qu’elle représente ?
L’Algérie est une grande nation de football. Lorsqu’elle a été attendue au tournant, elle a toujours su répondre présente. Face à l’Argentine, les joueurs n’auront pas besoin de motivation supplémentaire. En plus, il s’agit d’un match de Coupe du monde. Franchement, c’est même la rencontre pour laquelle je suis le plus optimiste, car nos joueurs seront très remontés. J’aurais été davantage inquiet si nous avions commencé contre l’Autriche ou la Jordanie. Nous croyons en eux et je pense que les joueurs sont eux-mêmes conscients de la tâche qui les attend. Inchallah, ils réaliseront un grand match.
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Vous avez vous-même affronté l’Argentine en 2007 et livré une très belle prestation. Le contexte était différent puisqu’il s’agissait d’un match amical, mais vous savez comment aborder ce genre d’affiche. Quel conseil donneriez-vous aux joueurs actuels ?
Encore une fois, nous avons de très grands joueurs dans notre effectif. Ils n’ont aucun complexe à nourrir. Ce sont des éléments expérimentés, dont certains ont gagné la Ligue des champions et évolué dans les meilleurs championnats. Ils n’ont pas besoin des conseils d’un ancien, car ils connaissent déjà le plus haut niveau. Je pense notamment à Mahrez, qui est presque un deuxième entraîneur. Il encadre le reste de l’équipe ainsi que les jeunes talents que nous possédons. Des joueurs comme Maza, Boudaoui ou Hadj Moussa sont pétris de qualités.
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Lors de ce match de 2007, vous aviez affronté un jeune Lionel Messi. Aujourd’hui, il se trouve en fin de carrière. Faut-il encore prévoir un plan anti-Messi ou davantage se méfier du collectif argentin ?
Il faut surtout jouer notre football, sans nous poser de questions. Messi ou pas Messi, cela reste un match de 90 minutes. On a vu l’Arabie saoudite faire tomber cette équipe lors du dernier Mondial. L’Argentine a ensuite été sacrée championne du monde, mais ce résultat montre que, sur un match, tout est possible. Nous n’avons pas besoin d’un plan anti-Messi. Il faut jouer notre football, nous montrer percutants et audacieux offensivement, tout en restant solides défensivement. Inchallah, cela passera.
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N’êtes-vous pas préoccupé par la possible absence de Ramy Bensebaini, qui est l’un des cadres de la défense algérienne ?
Il se peut encore qu’il soit rétabli. Mais il est certain que Bensebaini représente une valeur sûre. C’est un joueur qui évolue au plus haut niveau et qui a largement prouvé ses qualités. Je le classe même parmi les meilleurs au monde à son poste. Malheureusement, cette blessure survient au plus mauvais moment.
S’il venait à manquer à l’appel, nous avons toutefois des solutions de remplacement. Je suis convaincu que celui qui le remplacera sera à la hauteur. Je pense notamment à Zineddine Belaïd, qui a donné satisfaction lorsqu’il a joué, en particulier aux côtés de Tougaï durant la seconde période face aux Pays-Bas. Nous avons également Mandi. Ce sera au sélectionneur de choisir la meilleure solution afin que l’absence de Bensebaini soit la moins préjudiciable possible.
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Très bientôt, l’Algérie disputera son match de la Coupe du monde 2026 face à l’Argentine. La société de paris 1xbet (vous pouvez télécharger 1xbet ici) propose les cotes suivantes pour ce match – l’Algérie gagne à 8,80, un match nul est évalué à 4,85, et l’Argentine gagne à 1,37.




