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Accueil Salaires

Aaron Wan-Bissaka : Parcours, coûts des transferts, rémunération et plus

Combien gagne Aaron Wan-Bissaka par an, par mois et par semaine ?

Isidore Akouete
Posté le juillet 22, 2026 – actualisé le juillet 26, 2026
en Salaires
Aaron Wan-Bissaka

Nom : Wan-Bissaka

Prénom : Aaron

Date de naissance, ville : 26 novembre 1997 à Croydon (Angleterre)

Club actuel : West Ham United

Poste : Défense – Arrière droit

Table des matières

Toggle
  • Le salaire actuel d’Aaron Wan-Bissaka à West Ham United
  • Une vocation née à Croydon, forgée à contre-emploi
  • L’éclosion à Selhurst Park
  • Cinq saisons sous le maillot des Red Devils
  • 2024 : le retour aux sources, en claret et bleu ciel
  • Le choix du cœur : de l’Angleterre à la République démocratique du Congo
  • Une épopée mondiale historique
  • Historique des transferts d’Aaron Wan-Bissaka
  • Évolution du salaire d’Aaron Wan-Bissaka
  • Réseaux sociaux d’Aaron Wan-Bissakaen chiffres

Le salaire actuel d’Aaron Wan-Bissaka à West Ham United

Salaire annuel*

5 487 849 euros (3 567 101 850 FCFA)

Salaire mensuel

457 321 euros (297 258 488 FCFA)

Salaire hebdomadaire

105 246 euros (68 410 172 FCFA)

Salaire journalier

15 035 euros (9 772 882 FCFA)

* Données du 21/07/2026

 

Une vocation née à Croydon, forgée à contre-emploi

Aaron Wan-Bissaka est né le 26 novembre 1997 à Croydon, dans le sud de Londres, une banlieue populaire qui a vu grandir plusieurs générations de footballeurs formés dans la rue avant de l’être dans un club. C’est dans cette effervescence locale qu’il fait ses premiers pas balle au pied, du côté du club amateur Junior Elite, bien avant d’attirer l’œil des recruteurs professionnels.

Repéré à l’âge de 11 ans, il rejoint le centre de formation de Crystal Palace, le club de son quartier, avec lequel il grandit pendant près d’une décennie. L’anecdote la plus révélatrice de son parcours tient sans doute à son poste d’origine : Wan-Bissaka a débuté comme attaquant.

Le repositionnement décidé par les éducateurs des Eagles, qui l’installent progressivement au poste d’arrière droit, s’avère décisif. Ce basculement tactique, loin d’être anodin, explique en partie ce qui deviendra sa marque de fabrique : un sens du duel et une capacité à « lire » les intentions de l’attaquant adverse, hérités de son propre vécu offensif. Peu de latéraux de sa génération auront à ce point retourné leur formation initiale en argument défensif.

Dans un entretien avec The Guardian, l’international congolais revient sur son enfance à Croydon et ses débuts à Crystal Palace :

Il y avait des ballons qui volaient de partout, c’était la pagaille. La mairie tondait la pelouse de temps en temps et on jouait de vrais matchs à 15, et j’étais toujours choisi en premier, même si j’étais probablement le plus jeune. C’était le talent. Le jeu libre. J’adorais regarder Thierry Henry et Ronaldinho s’exprimer, alors c’est ce que j’ai imité.

J’ai toujours été attaquant, depuis mes débuts dans la catégorie supérieure à celle de mon âge au Junior Elite [club amateur local], où jouait mon frère – il était meilleur que moi – jusqu’à mon arrivée à Palace à 11 ans. J’ai traversé toutes les phases de l’adolescence, où l’on ne voit pas clair et où l’on agit sans réfléchir, mais Palace et mon père, Ambrose, m’ont remis les idées en place. Il a toujours été un guide : « Continue, travaille dur, les choses finiront par s’arranger. »

L’entraîneur de l’équipe première de l’époque, Kevin Keen, l’avait fait venir du centre de formation pour compléter l’effectif et avait été impressionné par sa capacité à neutraliser Wilfried Zaha. Pourtant, ce sont les entraîneurs des moins de 23 ans, Richard Shaw et Dave Reddington, qui ont osé le titulariser au poste d’arrière droit lors d’un match nul 2-2 à Charlton. Le jeune joueur a parfois été mis en difficulté.

Toujours au micro du média The Guardian, Wan-Bissaka déclare :

Je n’ai vraiment pas aimé ça. Je n’arrivais pas à m’exprimer offensivement, le système défensif était complètement nouveau pour moi, et je suis reparti en me disant : « Ce n’est pas moi. » Je n’ai rien dit, mais Redders et Shawsy l’ont compris. Ils ont commencé à travailler avec moi, à faire des séances supplémentaires, à pratiquer des exercices défensifs. C’est là que tout a commencé.

M’entraîner contre Wilf et Yannick Bolasie m’a endurci. Plus jeune, mon style de jeu ressemblait à celui de Wilf, ce qui m’a en quelque sorte préparé, mais il reste un joueur redoutable. En tant qu’ancien ailier, on comprend mieux leurs intentions : la direction qu’ils vont prendre, leur façon de penser. On peut anticiper plus facilement. Quand Roy Hodgson a décidé de m’intégrer à temps plein à l’équipe première, j’ai su que je progressais, même si je ne jouais pas encore.

En janvier, des clubs de League Two étaient intéressés par un prêt, mais vers la fin du mercato, rien ne s’était concrétisé, et je commençais à paniquer. J’ai demandé à Brighty [Mark Bright, le directeur du développement des moins de 23 ans du club] de se renseigner, et il m’a dit que l’entraîneur voulait me rencontrer. J’y suis allé pendant mon jour de congé, juste avant l’entraînement de l’équipe première.  

J’étais dans les vestiaires depuis 30 minutes à attendre, quand [Hodgson] est finalement venu me dire qu’il ne pensait pas que je tirerais profit du style de jeu que je pratiquerais à ce niveau, et que je devrais rester pour apprendre. J’étais un peu déçu car j’avais vraiment envie d’y aller. Je ne me voyais tout simplement pas jouer de sitôt. Mais il m’a quand même fait enfiler ma tenue et m’entraîner sur-le-champ.

L’éclosion à Selhurst Park

Wan-Bissaka dispute sa première rencontre professionnelle le 25 février 2018, à l’occasion d’une réception de Tottenham Hotspur en Premier League, conclue sur une défaite 0-1. Le déclic n’a rien d’un feu de paille : il enchaîne six autres matchs de championnat lors de cette première saison en équipe première, suffisamment pour convaincre le staff technique de lui confier les clés du couloir droit dès l’exercice suivant :

Il fallut attendre une vague de blessures quatre semaines plus tard pour que j’aie l’opportunité de devenir le premier joueur issu du centre de formation à faire ses débuts en équipe première depuis 2 148 jours. La veille du match contre Tottenham Hotspur, j’avais compté : nous étions 19 à l’entraînement, dont deux autres joueurs de moins de 23 ans. J’étais donc certain d’être sur le banc. On s’est tous retrouvés à la réunion d’analyse où la composition d’équipe a été affichée au tableau. Je regarde toujours d’abord le banc, en bas de la liste, parce que je suis réaliste. Mais je n’y étais pas. J’étais dégoûté. Je ne sais plus qui m’a tapoté l’épaule, mais ça m’a fait regarder le haut de la liste et là, j’étais deuxième, arrière droit.

Tottenham, Christian Eriksen… Ma première pensée a été que l’après-midi allait être longue. Mais le manager avait clairement confiance en moi. Mon objectif a toujours été de le rendre fier, car il m’avait donné ma chance. Je me suis couché plus tôt que d’habitude ce soir-là et j’étais surexcité jusqu’à mon arrivée au stade le jour du match. Puis, dix minutes avant le coup d’envoi, le stress m’a envahi jusqu’au premier tacle. C’était sur Ben Davies. Il a repiqué dans l’axe pour m’éviter et a continué à courir, mais je ne pense pas qu’il se doutait que j’avais de si longues jambes. Je l’ai rattrapé, j’ai glissé et j’ai récupéré le ballon pour lancer une contre-attaque. Je n’ai pas hésité. Je n’ai jamais regretté ce choix.

La saison 2018/19 agit comme un révélateur. Titulaire indiscutable, il dispute trente-neuf matchs toutes compétitions confondues et s’impose comme l’un des meilleurs défenseurs un-contre-un du championnat anglais, une réputation qui dépasse rapidement les frontières de Selhurst Park. Sa fiche technique – taux de tacles réussis, interceptions, duels gagnés – devient une référence citée par les observateurs de Premier League, et les courtisans se multiplient dès l’hiver 2019.

Salaire et valeur marchande à cet instant : En juillet 2019, Aaron Wan-Bissaka avait une valeur marchande estimé à 35 millions d’euros. Chez les Eagles, il touchait un salaire annuel de 888 987 euros (577 841 550 FCFA).

Cinq saisons sous le maillot des Red Devils

Le 29 juin 2019, Wan-Bissaka officialise son transfert à Manchester United pour cinq saisons, contre une indemnité avoisinant les 55 millions d’euros. À 21 ans à peine, le gamin de Croydon passé par les rangs amateurs de Junior Elite s’apprête à découvrir l’un des plus grands clubs du monde – un contraste saisissant avec la discrétion de ses débuts. Sur le site officiel des Red Devils, le Léopard de la RDC confie :

Je suis ravi d’avoir enfin signé pour cette équipe. Tous les enfants rêvent de jouer pour un club comme celui-ci. Je suis reconnaissant et c’est un honneur de représenter ce club. Je pense que je progresserai à chaque étape et que j’apprendrai beaucoup au contact de mes nouveaux coéquipiers. Manchester United est un grand club, une grande famille, avec de nombreux supporters, et je pense qu’ils sont tous très soudés.

Je vois que je les ai rendus fiers avec cette décision, compte tenu de mon parcours et de ses débuts, et cela me donne la motivation de continuer. Nous restons soudés et prenons toutes les décisions ensemble. Je pense sincèrement qu’ils savent ce qui est bon pour moi et c’est la décision que je suivrai. C’est un bon moment, surtout vu d’où l’on vient, ce parcours difficile jusqu’ici. C’est une sensation formidable.

Il a aussi expliqué comment il est passé d’ailier à l’un des latéraux les plus prometteurs d’Angleterre :

Je crois que tout a commencé avec une formation, vous savez, avec des latéraux. Je jouais latéral à l’époque, mais on devait jouer avec des latéraux, alors c’est comme ça que je m’y suis habitué et que j’ai pris le coup de main. À partir de là, j’ai aimé ça et c’est comme ça que tout a vraiment commencé. J’ai débuté comme attaquant. En grandissant, j’admirais Thierry Henry et je rêvais de faire ce qu’il faisait en Premier League. Cela m’a encouragé à persévérer et à me surpasser.

Le 11 août 2019, Wan-Bissaka découvre la Premier League sous ses nouvelles couleurs en étant titularisé dès la première journée de championnat contre Chelsea, largement remporté 4-0. L’intégration est immédiate : il devient un titulaire régulier de l’arrière-garde mancunienne dès sa première saison, confirmant les attentes placées en lui.

Le 17 octobre 2020, il inscrit son tout premier but en Premier League sous le maillot de Manchester United, lors d’une victoire 4-1 face à Newcastle. Un but rare dans une carrière où l’apport offensif restera longtemps secondaire face à l’exigence défensive – mais un symbole appréciable pour un joueur souvent cantonné, à tort, à un rôle purement destructeur. Cependant, il a expliqué dans une interview accordée au Daily Mail  que ses premiers mois à United avaient été loin d’être faciles, car il avait du mal à s’adapter à sa nouvelle vie en dehors des terrains :

Quand je suis arrivé à United, ma famille et mes amis me manquaient énormément. Après l’entraînement, je prenais le train pour rentrer à Londres presque tous les jours. Ce n’est qu’à deux heures de trajet, mais ça représente quand même un gros engagement, et à la longue, c’est devenu épuisant, alors j’ai su que je devais arrêter.

Il a également eu du mal à comprendre ce qu’Erik ten Hag attendait de lui lorsqu’il est devenu entraîneur de Manchester United en 2022. Il a déclaré :

L’arrivée d’Erik ten Hag a été difficile. Dès son arrivée, il m’a dit que je ne faisais pas partie de ses plans. Mais quand j’ai voulu partir, il a dit qu’il ne voulait pas que je parte. Je ne comprenais pas. C’était dur psychologiquement, car je me suis retrouvé sans repères. J’ai simplement gardé la tête froide et je me suis dit de continuer à m’entraîner, à progresser et à jouer mon jeu.  Rester motivé était difficile, surtout quand on s’entraîne sans objectif précis de jouer. Mais mon entourage m’a bien guidé et encouragé à persévérer. Finalement, la situation s’est améliorée. On pourrait dire que j’ai évolué tactiquement sous sa direction, car c’était ce qu’il souhaitait.

Au total, Wan-Bissaka aura porté le maillot mancunien à 190 reprises toutes compétitions confondues sur cinq saisons, remportant au passage l’EFL Cup et la FA Cup, et disputant même une finale d’Europa League. Il aura également connu 35 apparitions en compétitions européennes, un bagage continental qui contraste avec l’image d’un joueur parfois jugé inconstant par une partie de la presse anglaise, mais dont le palmarès collectif à Old Trafford reste, en creux, solide.

Il a ajouté :

Honnêtement, j’étais partagé [quant à mon départ de United]. Il me restait un an de contrat, mais je sentais que j’avais besoin de me remettre en selle et de recommencer à jouer régulièrement, et pas seulement tous les deux matchs.  En repensant à mon passage à Manchester United, je suis reconnaissant. Ces expériences ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui et m’ont aidé sur et en dehors du terrain, surtout mentalement.

Salaire et valeur marchande à cet instant : En aout 2024, Aaron Wan-Bissaka avait une valeur marchande estimé à 20 millions d’euros. A Old Trafford, il touchait un salaire annuel de 5 526 743 euros (3 592 382 950 FCFA) lors de sa dernière saison.

2024 : le retour aux sources, en claret et bleu ciel

À l’été 2024, alors que la concurrence se durcit à Old Trafford, Wan-Bissaka quitte Manchester United pour rejoindre les Londoniens de West Ham United, sur un contrat de sept ans. Le montant de l’indemnité versée aux Red Devils est de 17,6 millions d’euros. Ce retour dans la capitale britannique a valeur de symbole : natif du sud de Londres, le défenseur retrouve sa ville natale après cinq ans dans le nord de l’Angleterre. Pour le Daily Mail, il déclare :

Avec toute la pression et l’attention médiatique qui règnent dans un club comme Manchester United, un changement d’environnement peut faire toute la différence. À West Ham, c’est moins intense… Je suis vraiment content de la façon dont les choses se passent. Ça se voit sûrement à mon sourire quotidien. Je joue aussi avec le sourire.

Sur le site des Hammers, le Congolais confie :

Rejoindre West Ham était une évidence pour moi — je suis ravi et heureux d’être ici. C’est un sentiment incroyable d’être de retour à Londres, et j’ai hâte de voir ce que l’avenir me réserve. Je suis né ici, donc je connais Londres comme ma poche, et cette ville occupe une place importante dans ma vie. Rejouer ici signifie donc beaucoup pour moi. Je suis heureux d’être ici, je suis reconnaissant de l’accueil chaleureux et je suis impatient de jouer pour le Club et je donnerai le meilleur de moi-même. J’ai hâte d’être sur le terrain, de faire la connaissance des joueurs et de progresser ensemble. Je vois une équipe soudée, qui se pousse mutuellement à gagner, un groupe qui s’est toujours soutenu dans les bons comme dans les mauvais moments. Faire partie de cette équipe et avoir cette sécurité, c’est un atout précieux quand on est entouré d’un effectif de cette qualité.

Cependant, c’est l’opportunité de revenir à Londres et le projet des Hammers qui ont contribué à convaincre la star congolaise de signer pour le club, et il savoure l’opportunité de poursuivre son parcours dans l’est londonien. Wan-Bissaka a ajouté :

Avant tout, il s’agissait de l’emplacement. Ma famille et mes proches sont ici, mais en tant qu’équipe, nous sommes tous conscients de leur potentiel et je vois bien l’équipe que nous avons ici et à quel point elle a soif de devenir l’équipe qu’elle aspire à être. Il semble que le projet que l’entraîneur principal a mis en place pour le club soit positif, et je suis fier d’en faire partie.  Nous savons que ce projet ne se réalisera pas du jour au lendemain et que nous devons encore travailler ensemble pour atteindre notre objectif. Tout semble prometteur et je pense que nous avons les joueurs qu’il faut pour y parvenir.  Le retour à Londres a été un facteur important dans ma décision de m’installer ici, car c’est là que je me sens bien et que j’ai mes amis, ma famille et mon soutien.  J’ai hâte d’y être [avec 62 500 fans de mon côté], et ce sera certainement mieux que de les voir tous m’acclamer contre moi.

L’adaptation est rapide : titulaire dans le couloir droit des Hammers dès son arrivée, il enchaîne les rencontres et devient l’un des artisans discrets d’une saison 2024/25 aboutie, au point d’être distingué comme joueur de l’année du club à l’issue de cet exercice, une reconnaissance individuelle inédite dans une carrière longtemps marquée par des performances collectives plus que personnelles.

Salaire et valeur marchande à cet instant : Aaron Wan-Bissaka est actuellement valorisé à 15 millions d’euros. Chez les Hammers son salaire est de 5 487 849 euros (3 567 101 850 FCFA) par an.

Le choix du cœur : de l’Angleterre à la République démocratique du Congo

Né en Angleterre mais fils de parents congolais, Aaron Wan-Bissaka a longtemps navigué entre deux allégeances sportives. Il porte une première fois le maillot de la RD Congo des moins de vingt ans en 2015, lors d’un match amical, avant d’être convoqué pour la première fois en équipe d’Angleterre des moins de vingt ans en mars 2018. Le 6 septembre 2018, il dispute son premier match avec les espoirs anglais, titulaire face aux Pays-Bas (0-0), puis figure parmi les vingt-trois joueurs retenus pour l’Euro espoirs 2019 – une compétition où l’Angleterre est finalement éliminée dès la phase de groupes, Wan-Bissaka n’y disputant qu’une seule rencontre.

S’ouvre alors une longue période d’incertitude. Sollicité à plusieurs reprises par la fédération congolaise (la FECOFA) au fil des années, le défenseur temporise, tiraillé entre l’attachement à son pays natal et ses racines congolaises. Ce n’est qu’en mai 2025, après sept années de sollicitations, de rumeurs et de silences, qu’il donne enfin son accord pour rejoindre les Léopards – un choix qu’une partie de la presse congolaise qualifiera de « nouveau départ à 27 ans ».

La bascule administrative se concrétise le 19 août 2025 à Bruxelles, où Wan-Bissaka obtient son passeport congolais après une prise d’empreintes digitales et une déclaration d’identité en bonne et due forme. Trois jours plus tard, le sélectionneur Sébastien Desabre l’inscrit sur sa liste pour les septième et huitième journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, face au Soudan du Sud puis au Sénégal.

Le 5 septembre 2025, à Juba, Aaron Wan-Bissaka honore sa première sélection avec la RD Congo, titulaire lors d’une victoire éclatante 4-1 face au Soudan du Sud. Il y joue 77 minutes dans le couloir droit, apportant profondeur offensive et solidité défensive – une entrée en matière jugée convaincante par son sélectionneur, qui salue publiquement « son apport dans l’équipe » tout en rappelant qu’aucun joueur, fût-il une star de Premier League, n’est dispensé de l’effort collectif.

Une épopée mondiale historique

La suite s’écrit à une vitesse que peu auraient anticipée. Après avoir dominé sa poule des éliminatoires africaines, la RD Congo se qualifie pour la finale des barrages continentaux qu’elle remporte face au Nigeria le 16 novembre 2025, aux tirs au but (4-3), avant de valider sa qualification pour la Coupe du monde à l’issue d’un barrage intercontinental disputé en mars 2026. Le tirage au sort place les Léopards dans le groupe K, aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan – un tableau redouté pour une sélection qui n’avait plus foulé la pelouse d’une Coupe du monde depuis cinquante-deux ans.

Aaron Wan-Bissaka figure parmi les vingt-six joueurs retenus par Sébastien Desabre pour disputer le tournoi. Le 27 juin 2026 (dans la nuit du 27 au 28 selon les fuseaux horaires), les Léopards décrochent, face à l’Ouzbékistan, leur toute première victoire en phase finale de Coupe du monde, sur le score de 3-1, lors de l’ultime match de la phase de groupes. Ce succès permet à la RD Congo de se hisser pour la première fois de son histoire en phase à élimination directe du Mondial – un moment qualifié d’historique par l’ensemble de la presse congolaise et africaine.

Le parcours s’arrête en seizièmes de finale, le 1er juillet 2026 au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta, face à… l’Angleterre, la sélection qu’il avait lui-même portée en catégories de jeunes. Menés au score, les Léopards s’inclinent finalement 2-1, sur un doublé du capitaine anglais Harry Kane. Au-delà du résultat, la charge symbolique de ce match est immense : Wan-Bissaka y affronte le pays qui l’a vu naître et où s’est déroulée l’essentiel de sa carrière de club, sous le maillot du pays de ses parents. Son père, dont les propos ont été rapportés par la presse sportive britannique, a confié toute sa fierté de voir son fils défendre les couleurs congolaises au plus haut niveau mondial.

Historique des transferts d’Aaron Wan-Bissaka

Date de transfert

Venant de…, allant à…

Coût de transfert

13/08/2024

De Manchester United à West Ham

17,60 millions d’euros

01/07/2019

De Crystal Palace à Manchester United

55 millions d’euros

Évolution du salaire d’Aaron Wan-Bissaka

Saison

Club

Salaire annuel

2026/27

West Ham

5 487 849 euros (3 567 101 850 FCFA)

2025/26

West Ham

5 487 849 euros (3 567 101 850 FCFA)

2024/25

West Ham

5 487 849 euros (3 567 101 850 FCFA)

2023/24

Manchester United

5 526 743 euros (3 592 382 950 FCFA)

2022/23

Manchester United

5 378 378 euros (3 495 945 700 FCFA)

2021/22

Manchester United

5 491 021 euros (3 569 163 650 FCFA)

2020/21

Manchester United

5 442 817 euros (3 537 831 050 FCFA)

2019/20

Manchester United

5 262 983 euros (3 420 938 950 FCFA)

2018/19

Crystal Palace

888 987 euros (577 841 550 FCFA)

2017/18

Crystal Palace

881 463 euros (572 950 950 FCFA)

2016/17

Crystal Palace

890 227 euros (578 647 550 FCFA)

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Mots-clés : Aaron Wan-Bissaka🇨🇩 Rép. Démocratique du Congo
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