Nom : Zabiri
Prénom : Yassir
Date de naissance, ville : 23 février 2005 à Marrakech (Maroc)
Club actuel : Racing de Santander, en prêt du Stade Rennais
Poste : Attaquant – Avant-centre
Le salaire actuel de Yassir Zabiri au Racing de Santander
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Salaire annuel* |
1 150 000 euros (747 500 000 FCFA) |
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Salaire mensuel |
95 833 euros (62 291 667 FCFA) |
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Salaire hebdomadaire |
22 055 euros (14 335 616 FCFA) |
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Salaire journalier |
3 151 euros (2 047 945 FCFA) |
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* Données du 07/11/2026 |
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Il y a des trajectoires qui semblent tracées à la règle. Celle de Yassir Zabiri ressemble plutôt à une course de relais : un quartier de Marrakech, un club formateur, une académie royale, un petit club de Botola, l’Europe, puis le trône mondial chez les moins de 20 ans. À chaque étape, un passage de témoin, et à chaque fois le même réflexe : être prêt quand la balle arrive.
Marrakech, la première école
Tout commence dans la rue, comme souvent. À Marrakech, le football s’apprend sur des bouts de bitume, entre deux cris de voisins et trois cailloux posés pour figurer les buts. C’est là que Yassir Zabiri attrape le virus, dans les quartiers de sa ville natale, bien avant que quiconque ne parle de recrutement ou de contrat.
À huit ans, le jeu prend une forme plus sérieuse : il intègre le KAC Marrakech. Un détail qui compte, car c’est dans un club de quartier, loin des projecteurs, que se fabrique l’instinct. Celui du placement, du timing, de la finition. Ce bagage de rue ne le quittera plus : on le retrouvera, des années plus tard, dans cette façon de se projeter dans la surface sans réfléchir.
L’Académie Mohammed VI, l’usine à talents
La suite se joue à Salé, dans l’écrin que le Maroc a bâti pour ses meilleurs espoirs. À l’Académie Mohammed VI de football, placée sous la direction de Nasser Larguet, Zabiri change de dimension. Il y reste jusqu’en 2024, soit près de neuf années de formation selon la presse marocaine, une éternité à l’échelle d’un adolescent.
Le quotidien y est exigeant : cours le matin, entraînements l’après-midi, et surtout des tournois internationaux à répétition. C’est là que le jeune Marrakchi apprend à se frotter à des styles qui n’ont rien à voir avec ceux du championnat local. Ces voyages, ces confrontations avec des académies européennes ou africaines, forgent un joueur qui ne s’étonnera jamais d’un adversaire plus grand, plus rapide ou plus roublard.
Dans cet entretien accordé à Diario AS, la pépite marocaine revient sur ses débuts avec le ballon rond et son passage à l’Académie Mohammed VI :
J’ai commencé comme tous les autres enfants du quartier, à jouer à 4 ou 5 ans, car mes parents me laissaient faire un peu. Ensuite, je suis allé au KAC Marrakech, puis un an plus tard dans une antenne de l’Académie Mohammed VI de la ville. En 2015, je suis entré à l’Académie Mohammed VI de Rabat, où j’ai passé neuf ans et demi. C’est là que tout a commencé pour moi.
Franchement, je serai toujours reconnaissant envers l’Académie, car elle est bien meilleure que beaucoup d’endroits en Europe. On y trouve tout : on prend soin de vous, on vous dispense un enseignement de qualité, et on y vit dans un confort absolu. Sans son immense potentiel, aucun d’entre nous n’aurait atteint le niveau de football actuel. On passe des terrains en terre battue aux terrains en herbe, et on reste des enfants. Tout était à notre disposition ; tout ce dont on avait besoin était là.
US Touarga : le déclic professionnel
En janvier 2024, l’académie le laisse prendre son envol. Direction l’US Touarga, jusqu’à la fin de saison, pour disputer la seconde moitié de l’exercice 2023/24 en Botola Pro. Le contexte est idéal : un club où l’on peut gagner du temps de jeu, découvrir la pression d’un vrai public et se confronter à des défenseurs qui ne font pas de cadeaux.
Les débuts officiels ont lieu le 7 février 2024 à Oued-Zem, face au Rapide Club local, pour une victoire 2-1 des visiteurs. Deux mois plus tard, le déclic : son premier but professionnel, inscrit sur la pelouse du Chabab Mohammédia, lors d’un succès 2-0 à l’extérieur. En quelques semaines, le jeune joueur n’est plus une promesse : c’est un nom que les recruteurs notent. À la fin de la saison, plusieurs clubs européens se bousculent à sa porte.
Famalicão : un ticket pour l’Europe, un banc pour la patience
Le 26 août 2024, Zabiri tranche : ce sera le FC Famalicão, au Portugal, pour quatre saisons. Le choix est logique : le championnat portugais a l’habitude de lancer des talents sans les brûler, et le club nordiste aime les profils à potentiel. Mais la réalité est plus rugueuse que le rêve. Sous les ordres d’Armando Evangelista, il doit batailler avec Óscar Aranda et Mario González pour un temps de jeu rare.
Son premier match de championnat arrive le 14 septembre 2024, face à Gil Vicente (1-1) : il remplace Gustavo Sá dans les arrêts de jeu, juste de quoi sentir l’odeur de la pelouse. Un mois plus tard, la Coupe du Portugal lui offre la lumière. Contre le G.D. Lagoa, il est titulaire pour la première fois et claque un doublé, de quoi offrir la victoire 2-0 à son équipe. Une soirée qui prouve qu’il sait saisir le moindre créneau.
Pourtant, la saison 2024/25 reste frustrante : cinq matchs disputés seulement, pendant que Famalicão termine septième. Zabiri encaisse, travaille, attend. Cette patience, qu’on lui reprochera peut-être un jour de ne pas avoir cassée, est aussi ce qui lui permettra d’arriver mûr aux grands rendez-vous.
Toujours au micro de Diario AS, le Lion de l’Atlas évoque son arrivée au Portugal :
Ce qui m’a tout de suite frappé, c’est la jeunesse de l’équipe de Famalicão. La plupart d’entre nous sommes jeunes et avons pratiquement le même âge. Le capitaine n’a qu’un an de plus que moi. Le joueur le plus âgé a 27 ou 28 ans. Cela m’a motivé à tenter ma chance et à intégrer cette équipe, car je pensais que ce serait idéal de jouer dès le début sans avoir à passer par une période d’adaptation difficile. J’ai aussi regardé leurs résultats : ils recrutent de jeunes joueurs qui, avec le temps, intègrent des équipes plus importantes. Prenez l’exemple de Manuel Ugarte.
Il a ajouté :
Avant de signer à Touarga, je pensais déjà à l’Europe. Je suis resté à l’Académie, car je n’ai reçu aucune offre intéressante. l’Académie les a toutes refusées. J’ai donc profité de l’accord entre l’Académie et l’Union Touarga – puisqu’ils ont le même président – et j’y ai passé environ six mois pour acquérir de l’expérience et jouer professionnellement.
Ils m’ont promis de m’aider à partir en Europe ensuite, j’ai accepté, et c’est ce qui s’est passé. J’ai joué pendant six mois, puis mon agent est venu me présenter le projet du club, c’était le meilleur pour moi, et c’est comme ça que je me suis retrouvé au Portugal.
Salaire et valeur marchande à cet instant : Yassir Zabiri a vu sa valeur marchande évoluer de 100 000 euros à 4 millions d’euros entre 2024 et 2026. A Famalicão, il touchait un salaire annuel de 70 000 euros (45 500 000 FCFA).
Les Lionceaux, d’abord une porte fermée
En sélection, la montée en puissance n’a pas été linéaire non plus. En mai 2023, Mohamed Ouahbi l’appelle chez les moins de 20 ans pour une double confrontation face au Burkina Faso, préparation du Tournoi Maurice-Revello en France. Mais au moment de boucler la liste définitive, Zabiri est écarté.
Une déception qui aurait pu le miner. Elle a surtout nourri sa faim. Car lorsque le sélectionneur reviendra vers lui, il ne s’agira plus de figurer sur une photo de groupe : il sera attendu comme un buteur.
Novembre 2024 marque le vrai début de l’aventure : à domicile, le Maroc des moins de 20 ans remporte le tournoi UNAF et décroche son premier titre international pour Zabiri, assorti d’une qualification directe pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de la catégorie.
Au printemps 2025, Ouahbi le convoque pour la CAN U20. Dès le premier match de poule, il est titulaire face au Kenya et signe un doublé, avant de quitter le terrain blessé. Forfait pour la suite du tournoi, il suit de loin la qualification du Maroc en finale, acquise le 15 mai 2025 face à l’Égypte (1-0). Un goût d’inachevé, mais aussi une promesse : il reviendra.
Chili 2025 : la consécration mondiale
Septembre 2025 : le moment de vérité. Famalicão ne voit pas d’un très bon œil son départ pour la Coupe du monde des moins de 20 ans au Chili. Son entraîneur et la direction laissent entendre que sa place dans l’effectif pourrait être menacée s’il part. Zabiri pèse le pour et le contre, puis accepte l’appel du Maroc. Un choix de cœur, mais aussi un pari de joueur qui sait qu’un tournoi comme celui-là peut valoir plus qu’une saison de banc.
Il ne se trompe pas. Titulaire indiscutable en pointe, il marque d’entrée contre l’Espagne puis le Brésil, deux nations qui comptent dans le football mondial. En huitièmes, c’est de la tête qu’il crucifie la Corée du Sud (2-1), signe d’un attaquant complet, capable de frapper de partout. Puis vient la finale face à l’Argentine : un doublé, aux 12e et 29e minutes, qui bâtit la victoire marocaine. Avec cinq réalisations, il termine meilleur buteur de la compétition, à égalité avec un autre joueur.
Il explique comment il a réussi à conserver une telle confiance dans des moments aussi importants :
En réalité, ma confiance en moi vient de la confiance que j’ai en l’équipe. Nous jouons ensemble depuis trois ans, nous savons comment nous jouons, et nous nous connaissons très bien. Notre entraîneur nous comprend même très bien.
Je suis arrivé au tournoi avec une confiance immense, car je savais que même si je ratais une occasion ou un penalty, personne ne me critiquerait ni ne me ferait sentir mal. Ils me font confiance et connaissent mes capacités. En finale, notre confiance a également grandi grâce au public : il y avait tellement de monde. Et aussi à cause des provocations de l’Argentine, ces vidéos et ces commentaires… ça ne pouvait pas marcher contre nous.
Le joueur a ajouté :
Quand j’ai marqué le coup franc, j’étais aux anges. Tout le monde l’a vu, surtout que c’était une finale. Et quand j’ai marqué le deuxième… Je n’ai même pas de mots. Je ne sais même pas comment j’ai fêté ça. Je voyais la ligne d’arrivée, je voyais que notre rêve était en train de se réaliser. Notre objectif était de gagner, évidemment, mais quand j’ai marqué ces deux buts, j’étais rempli de fierté d’avoir contribué à la victoire de l’équipe.
Rennes : l’étape française
La suite se déroule comme dans un scénario bien rodé. Après un titre mondial, les clubs affluent. Parmi eux, le Stade Rennais, qui cherche un attaquant à relancer après le départ de Kader Meïté. Le 2 février 2026, au cours du mercato hivernal, Zabiri paraphe un contrat de trois ans et demi, jusqu’en juin 2029. Le transfert est estimé à 10 millions d’euros.
Le joueur explique son choix sans détour sur le site officiel du club breton :
Je suis très heureux de rejoindre le Stade Rennais, qui est un grand club. J’ai été séduit par son projet. Je sais que j’ai choisi le bon endroit pour progresser, le Stade Rennais a la réputation de bien accompagner les jeunes. J’ai pu en parler avec Nayef et évidemment Abdelhamid, un ami qui m’a dit beaucoup de bonnes choses sur le club. Cela m’a encore plus motivé de rejoindre Rennes.
Le 22 février 2026, il dispute son premier match sous le maillot rouge et noir, lors de la 23e journée contre l’AJ Auxerre (victoire 3-0), en remplaçant Arnaud Nordin à la 78e minute.
Reste que l’adaptation à la Ligue 1, championnat physique et tactique, ne se fait pas en un claquement de doigts. Rennes l’intègre progressivement, et le temps de jeu reste compté.
Santander, un prêt pour reprendre le fil
Logiquement, le club breton choisit de ne pas laisser son jeune attaquant sur le banc. Le 29 juillet 2026, Zabiri rejoint le Racing Santander, promu en Liga, en prêt pour toute la saison 2026/27. Un nouveau test : un nouveau pays, une langue proche de celle qu’il a appris à connaître au Portugal, et une mission claire, aider le club cantabre à se maintenir. Pour un joueur qui a besoin de minutes et de confiance, l’idée est séduisante : l’Espagne, vitrine technique, peut lui offrir de quoi s’aguerrir loin de la pression bretonne.
Salaire et valeur marchande à cet instant : Yassir Zabiri est actuellement valorisé à 20 millions d’euros. Il touche un salaire annuel de 1 150 000 euros (747 500 000 FCFA) au Racing Santander.
Les Lions de l’Atlas déjà en ligne de mire
Le 19 mars 2026, la reconnaissance suprême : Zabiri reçoit sa première convocation en équipe nationale A. L’annonce est faite en conférence de presse par le nouveau sélectionneur, Mohamed Ouahbi, l’homme qui l’avait dirigé chez les jeunes. Au programme : deux matchs amicaux, contre l’Équateur le 27 mars puis face au Paraguay le 31 mars, dans le cadre de la préparation à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis.
La boucle est belle : le technicien qui lui avait fermé la porte de Maurice-Revello en 2023 est celui qui l’ouvre vers les Lions en 2026. Et l’attaquant n’a pas besoin de discours pour comprendre le message : à 21 ans, il a gagné le droit d’être regardé autrement.
Ce que Zabiri a déjà de rare
Avant-centre à la gâchette facile, capable de finir de la tête comme au sol, Zabiri a prouvé qu’il savait répondre présent dans les matchs à enjeu : un doublé en finale mondiale, un autre pour lancer la CAN U20, un but contre l’Espagne et un autre contre le Brésil au Chili. Mais derrière le palmarès, c’est le parcours qui frappe : quelqu’un qui a connu l’écartement de 2023, le banc de 2024 et les doutes d’un transfert, sans jamais perdre son sang-froid.
Le défi, désormais, est de transformer cette réputation de joueur de tournoi en régularité de saison, en Liga comme, un jour, en Ligue 1. Le talent est là, la maturité aussi. Reste à lui offrir du temps de jeu, ce carburant rare que tous les attaquants réclament.
Historique des transferts de Yassir Zabiri
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Date de transfert |
Venant de…, allant à…. |
Coût de transfert |
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30/06/2027 |
Du Racing Santander au Stade Rennais |
Retour de prêt |
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29/07/2026 |
Du Stade Rennais au Racing Santander |
Prêt |
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02/02/2026 |
Du FC Famalicão au Stade Rennais |
10 millions d’euros |
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26/08/2024 |
De l’Union Touarga au FC Famalicão |
600 000 euros |
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31/01/2024 |
De l’Académie Mohammed VI à l’Union Touarga |
Transfert Libre |
Évolution du salaire Yassir Zabiri
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Saison |
Club |
Salaire annuel |
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2026/27 |
Racing Santander |
1 150 000 euros (747 500 000 FCFA) |
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2025/26 |
Stade Rennais |
820 000 euros (533 000 000 FCFA) |
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2025/26 |
FC Famalicão |
35 000 euros (22 750 000 FCFA) |
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2024/25 |
FC Famalicão |
70 000 euros (45 500 000 FCFA) |
Réseaux sociaux de Yassir Zabiri chiffres
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1,3 M followers |




