Une semaine après la cruelle désillusion face à la Suisse et l’élimination de la Coupe du monde 2026, la sélection algérienne navigue à vue. Officiellement, Vladimir Petkovic est toujours en poste, le bureau fédéral ne se réunissant que ce samedi pour sceller son sort ou dresser un éventuel bilan. Pourtant, la succession est déjà ouverte, exposant la Fédération (FAF) et son président Walid Sadi à une tempête médiatique et juridique.
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Acculé par les critiques, notamment celles émanant d’insiders français, Sadi paie au prix fort sa décision de prolonger le technicien helvétique avant le Mondial. La menace d’un litige colossal est réelle : Petkovic pourrait réclamer jusqu’à 5 millions d’euros pour ses deux dernières années de contrat. Mener des tractations avec d’autres entraîneurs et laisser ébruiter des rumeurs avant d’avoir officiellement acté ce divorce s’apparente à une faute qui pourrait être rédhibitoire devant la FIFA.
La piste Belhocine face au casse-tête de la JSK
Malgré cette épée de Damoclès, les pistes s’accumulent au sein de l’instance dirigeante. Si le nom du Malien Eric Chelle a rapidement été balayé, la FAF s’est sérieusement penchée sur Karim Belhocine. Selon El Khabar, le profil du technicien de 48 ans, titulaire de la licence UEFA Pro, séduit particulièrement.
Un obstacle de taille se dresse néanmoins : Belhocine vient tout juste de s’engager avec la JS Kabylie. Recruté par Yazid Mansouri, il a déjà entamé son chantier du côté de Tizi Ouzou. Contacté par Africafoot, l’entraîneur n’a d’ailleurs pas souhaité commenter ces rumeurs.
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Toutefois, la JSK étant la propriété de l’entreprise étatique Mobilis, un terrain d’entente n’est pas à exclure pour l’intérêt supérieur de la sélection algérienne. L’idée d’une double casquette club-sélection, à l’image du rôle occupé par Mahieddine Khalef dans les années 80, est même timidement chuchotée, bien que l’exigence du football de haut niveau de nos jours rende l’hypothèse très audacieuse.
Le choix des compétences locales et l’exemple marocain
Cette approche s’inscrit dans un profond changement de paradigme. Refroidie par l’échec relatif de la piste étrangère incarnée par Petkovic, la FAF souhaite désormais se tourner vers des compétences locales ou binationales.
Cette orientation fait écho aux récents conseils prodigués par Moussa Saïb sur Africafoot, qui plaidait pour un retour au savoir-faire national avec un staff élargi, inspiré par l’ère Djamel Belmadi ou la réussite actuelle de Hossam Hassan avec l’Égypte. C’est dans cette stricte optique qu’un contact, réel et factuel, a été établi avec Anthar Yahia dès le lendemain de l’élimination, avant que la fédération ne se rétracte pour privilégier l’expérience du terrain de Belhocine.
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Le profil de l’actuel coach de la JSK coche justement ces cases et rappelle étrangement une trajectoire bien connue chez le voisin. Pour la petite histoire, lorsque Belhocine dirigeait l’équipe première d’Anderlecht, Mohamed Ouahbi y officiait en tant qu’adjoint des U17. Aujourd’hui, la réussite d’Ouahbi avec la sélection marocaine pousse de nombreux observateurs à s’interroger : pourquoi ne pas accorder une chance similaire aux techniciens binationaux algériens hautement qualifiés ?
Urgence injustifiée et besoin de sérénité
La quête est justifiée, mais c’est la méthode fédérale qui laisse perplexe. Pourquoi céder à une telle précipitation alors que le prochain rassemblement, comptant pour les qualifications de la CAN 2027, n’est prévu qu’en septembre ? Avec une Coupe du monde dans quatre ans et des échéances continentales encore lointaines, la FAF dispose d’un luxe rare : le temps. Le temps d’auditer sereinement la situation, de cibler le bon profil et de négocier dans les règles de l’art sans répéter les fiascos du passé.
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L’opinion publique s’impatiente, mais la responsabilité incombe à Walid Sadi de ramener de la sérénité. Il doit d’urgence corriger une communication défaillante et assumer sa part de responsabilité dans cette période délicate pour redorer le blason du football algérien.




