Le FC Ararat-Armenia a écrit une nouvelle page de son histoire en remportant la Liga d’Arménie 2025/26, le troisième titre national du club. Derrière cette consécration, plusieurs joueurs africains ont joué un rôle déterminant dans la stabilité, l’équilibre et l’efficacité de l’équipe tout au long de la saison.
Du Maroc au Kenya, en passant par le Sénégal, le Ghana et la Guinée-Bissau, ces talents ont apporté des profils différents mais complémentaires, permettant au club arménien de dominer ses concurrents. Plus qu’un simple soutien, ils ont été les véritables moteurs d’un collectif devenu champion.
#1 Bouchaib Arrassi, le patron silencieux de la défense marocaine
Prêté par le Raja Casablanca, comme indiqué en exclusivité par Africafoot, Bouchaib Arrassi s’est imposé comme l’un des piliers défensifs du FC Ararat-Armenia cette saison. Le défenseur central marocain, estimé à 325 000 euros, a apporté une sérénité précieuse dans l’arrière-garde du champion arménien.
Sa lecture du jeu, sa capacité à anticiper les duels et son calme dans la relance ont souvent permis à son équipe de conserver la maîtrise des rencontres. Dans les matchs à forte pression, il a incarné ce leadership discret mais essentiel que possèdent les défenseurs capables de faire gagner des titres.
À seulement quelques performances de plus à ce niveau, Arrassi pourrait rapidement attirer l’attention de clubs d’Europe de l’Est plus ambitieux ou même de formations nord-africaines à la recherche d’un défenseur fiable et expérimenté. Son profil semble taillé pour franchir un nouveau palier.
#2 Alwyn Tera, le moteur kényan du milieu
Alwyn Tera a probablement été l’un des joueurs les plus importants dans l’équilibre tactique de l’équipe. Avec une valeur marchande estimée à 200 000 euros, le milieu central kényan a souvent été l’homme de l’ombre du système du FC Ararat-Armenia.
Son volume de jeu impressionnant, sa capacité à récupérer les ballons et à relancer rapidement les offensives ont donné une stabilité permanente au milieu de terrain. Tera représente ce type de joueur indispensable dans une saison de championnat : parfois peu médiatisé, mais capital dans la régularité des performances collectives.
Son avenir pourrait désormais s’orienter vers un championnat plus compétitif, notamment en Scandinavie ou dans certains clubs d’Europe centrale, où les milieux travailleurs et disciplinés sont très recherchés.
#3 Zidane Banjaqui, l’artiste bissau-guinéen qui a illuminé le championnat
Zidane Banjaqui a été l’un des grands visages offensifs du sacre. Le milieu offensif de Guinée-Bissau, valorisé à 600 000 euros, possède sans doute la plus forte cote parmi les Africains du club.
Créatif, imprévisible et techniquement raffiné, Banjaqui a apporté cette touche de folie capable de débloquer les rencontres fermées. Sa vision du jeu et sa qualité dans les derniers mètres ont souvent fait basculer les matchs importants en faveur du FC Ararat-Armenia.
Son profil attire déjà naturellement l’attention. À 600 000 euros de valeur marchande, il semble être le candidat le plus crédible à un transfert vers un championnat supérieur dans les prochains mois. Une destination en Belgique, au Portugal ou même en Turquie pourrait parfaitement correspondre à son style explosif et technique.
#4 Alioune Ndour, la puissance sénégalaise au service du titre
Alioune Ndour a incarné la force offensive du champion arménien. L’avant-centre sénégalais, estimé à 400 000 euros, a pesé sur les défenses grâce à sa présence physique et son sens du placement.
Capable de jouer dos au but, mais aussi d’attaquer la profondeur, Ndour a offert plusieurs solutions offensives à son équipe. Son impact ne s’est pas limité aux statistiques : il a également libéré des espaces pour ses coéquipiers et participé au pressing collectif imposé par Ararat-Armenia.
Avec ses qualités athlétiques et sa marge de progression, il pourrait devenir une cible sérieuse pour des clubs du Golfe ou d’Europe de l’Est à la recherche d’un attaquant puissant capable d’être immédiatement performant.
#5 Paul Ayongo, l’efficacité ghanéenne dans les moments clés
Paul Ayongo a également contribué au succès du FC Ararat-Armenia grâce à son efficacité offensive. Valorisé à 250 000 euros, l’avant-centre ghanéen a souvent répondu présent dans les moments décisifs de la saison.
Son intelligence dans les déplacements et sa capacité à profiter des moindres espaces ont fait de lui un complément idéal dans l’attaque du club. Ayongo représente ce type d’attaquant capable de changer le cours d’un match en une seule occasion.
Son expérience et sa régularité pourraient lui permettre de prolonger l’aventure européenne encore plusieurs saisons, tout en gardant la possibilité d’un retour remarqué dans un championnat africain ambitieux.
Une réussite africaine qui confirme la stratégie du FC Ararat-Armenia
Ce troisième titre de champion d’Arménie montre aussi la réussite du recrutement africain du FC Ararat-Armenia. Le club a su miser sur des joueurs aux profils variés, capables d’apporter intensité, créativité, puissance et discipline tactique.
Au-delà du trophée, cette saison pourrait surtout servir de tremplin à plusieurs de ces talents africains. Certains semblent désormais prêts à franchir un cap dans leur carrière, tandis que d’autres pourraient encore devenir les visages du projet arménien dans les années à venir.
Une chose est certaine : le sacre 2025/26 du FC Ararat-Armenia portera durablement l’empreinte africaine.




