Organisés chaque année par la Confédération africaine de football (CAF), les CAF Awards constituent un rendez-vous incontournable pour récompenser les personnalités, les joueurs, les entraîneurs, les clubs et les sélections qui ont marqué le football africain. L’édition 2026 s’annonce particulièrement disputée, avec plusieurs grandes figures du continent en lice dans les différentes catégories, sur fond d’une année riche en événements, entre la CAN 2025 disputée au Maroc et la Coupe du monde 2026.
À l’occasion de la publication des listes des nominés, Africafoot a sollicité l’expertise de Faouzi Jamal, ancien international marocain et entraîneur ayant dirigé plusieurs clubs de la Botola Pro D1. L’ancien joueur des Lions de l’Atlas livre une analyse technique et sportive des principales catégories, en s’appuyant notamment sur les statistiques individuelles, les titres collectifs, l’influence des joueurs dans les grands rendez-vous et la régularité de leurs performances.
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Pour Faouzi Jamal, la course au Ballon d’Or africain devrait principalement se jouer entre le Marocain Achraf Hakimi, le Sénégalais Sadio Mané et le Marocain Brahim Diaz, même si les autres catégories promettent également des confrontations particulièrement intéressantes.
Achraf Hakimi, un dossier particulièrement solide
Pour Faouzi Jamal, Achraf Hakimi apparaît comme le candidat le mieux placé pour remporter le Ballon d’Or africain 2026. Le latéral droit du Paris Saint-Germain présente un dossier particulièrement complet, grâce à ses performances individuelles, ses titres collectifs et son importance aussi bien en club qu’en sélection nationale.
Au-delà de son statut de défenseur, Hakimi s’est imposé comme un véritable élément offensif dans le dispositif parisien. Sa capacité à multiplier les projections, à créer des décalages sur son couloir et à délivrer des passes décisives fait de lui un joueur particulièrement influent dans le jeu de son équipe.
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Son palmarès avec le PSG constitue également un argument de poids. Les titres remportés sur la scène européenne et nationale renforcent considérablement sa candidature, dans une distinction où les performances individuelles doivent être mises en perspective avec les résultats collectifs.
Mais un autre élément vient enrichir le dossier du Marocain : le parcours des Lions de l’Atlas à la Coupe du monde 2026. Après leur parcours historique jusqu’en demi-finale du Mondial 2022 au Qatar, les Marocains ont de nouveau atteint les quarts de finale lors de l’édition 2026, confirmant leur capacité à s’installer durablement parmi les grandes sélections internationales.
Parcours d’Achraf Hakimi, coûts des transferts, rémunération et plus
Pour Faouzi Jamal, cette continuité au plus haut niveau constitue un élément important dans l’évaluation de la saison d’Hakimi. Le joueur a été l’un des cadres de cette sélection marocaine, tout en conservant un rôle majeur au Paris Saint-Germain.
L’ancien international marocain estime ainsi que la combinaison entre les performances européennes, les responsabilités en sélection et les distinctions collectives place Hakimi dans une position particulièrement favorable pour conserver son titre de meilleur joueur africain.
Sadio Mané, l’argument majeur du sacre continental
Derrière Achraf Hakimi, Sadio Mané apparaît comme l’un des concurrents les plus sérieux. L’attaquant sénégalais dispose d’un argument de taille : le sacre du Sénégal à la CAN 2025 organisée au Maroc.
Cette consécration continentale représente un élément majeur dans son dossier. Mané a participé à la campagne victorieuse des Lions de la Teranga, qui ont finalement dominé le Maroc en finale pour décrocher le titre africain.
Parcours de Sadio Mané, coûts des transferts, rémunération et plus
Sur le plan individuel, l’ancien joueur de Liverpool et du Bayern Munich conserve des qualités qui font de lui un élément déterminant : vitesse, capacité à éliminer son adversaire, intelligence des déplacements et efficacité dans les derniers mètres.
Son expérience des grands rendez-vous et son leadership au sein de la sélection sénégalaise constituent également des éléments importants.
Faouzi Jamal rappelle toutefois qu’une comparaison entre Mané et Hakimi doit tenir compte de leurs postes respectifs et de leurs responsabilités tactiques. Les statistiques offensives d’un attaquant ne peuvent être directement comparées à celles d’un latéral, dont les missions comprennent aussi des responsabilités défensives.
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Néanmoins, le titre continental remporté avec le Sénégal donne à Mané une dimension particulière dans cette course. Si les votants privilégient le poids des compétitions internationales et les succès en sélection, le Sénégalais pourrait sérieusement concurrencer le Marocain.
Brahim Diaz, le talent technique au service des ambitions marocaines
Le troisième nom retenu par Faouzi Jamal est celui de Brahim Diaz. Le joueur du Real Madrid possède des qualités techniques indéniables et une capacité à faire la différence dans les espaces réduits.
Sa maîtrise du ballon, sa vision du jeu, ses qualités de dribble et sa polyvalence offensive lui permettent d’apporter des solutions dans différentes configurations tactiques.
Parcours de Brahim Diaz, coûts des transferts, rémunération et plus
Son expérience au Real Madrid représente également un atout, puisqu’il évolue dans un environnement où l’exigence de résultats et la pression sont permanentes.
Avec la sélection marocaine, Diaz a également contribué à renforcer les ambitions des Lions de l’Atlas sur la scène internationale. Le parcours du Maroc à la Coupe du monde 2026, marqué par une nouvelle qualification en quarts de finale après l’épopée historique de 2022, constitue un élément supplémentaire dans l’évaluation de sa candidature.
Cependant, Faouzi Jamal estime que le talent individuel et l’appartenance à un grand club ne suffisent pas à eux seuls pour décrocher une distinction aussi prestigieuse. L’impact dans les rencontres décisives, les statistiques et les titres collectifs restent déterminants.
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Brahim Diaz possède donc les qualités nécessaires pour figurer parmi les prétendants, mais son dossier devra être comparé à celui de Hakimi et de Mané sur l’ensemble des critères sportifs.
Le verdict : Hakimi devant Mané et Brahim Diaz
Au terme de cette comparaison, Faouzi Jamal place Achraf Hakimi en tête de ses pronostics pour le Ballon d’Or africain 2026.
Le Marocain bénéficie d’un dossier particulièrement équilibré, associant performances individuelles, succès européens et contribution au parcours international des Lions de l’Atlas.
Sadio Mané arrive ensuite avec l’argument majeur de la victoire à la CAN 2025 et son importance dans le collectif sénégalais.
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Brahim Diaz complète ce trio grâce à ses qualités techniques et à son expérience au plus haut niveau européen.
Pour l’ancien international marocain, la bataille devrait donc principalement opposer Hakimi à Mané, tandis que Diaz demeure un candidat capable de bousculer la hiérarchie.
Meilleur gardien africain : Yassine Bounou face à Williams et Benbot
La catégorie du meilleur gardien africain réunit plusieurs références du continent, notamment le Marocain Yassine Bounou, le Sud-Africain Ronwen Williams, l’Algérien Oussama Benbot, le Sénégalais Édouard Mendy et l’Égyptien Mostafa Shobeir.
Pour Faouzi Jamal, l’évaluation des gardiens ne doit pas se limiter au nombre de clean sheets ou aux statistiques de tirs arrêtés. La régularité, la qualité des interventions dans les moments décisifs, la gestion de la pression et la capacité à rassurer toute une défense sont également essentielles.
Parcours de Yassine Bounou, coûts des transferts, rémunération et plus
Yassine Bounou dispose d’un dossier particulièrement intéressant grâce à son expérience internationale et à ses performances avec le Maroc. Ses interventions décisives, notamment lors de la séance des tirs au but contre le Nigeria en demi-finale de la CAN 2025, ont marqué le parcours des Lions de l’Atlas.
Ronwen Williams possède également de solides arguments, notamment grâce à son rôle dans les succès de Mamelodi Sundowns, tandis qu’Oussama Benbot peut s’appuyer sur ses performances avec l’USM Alger.
Parcours d’Édouard Mendy, coûts des transferts, rémunération et plus
La concurrence s’annonce donc ouverte entre ces différents profils, chacun disposant d’arguments sportifs sérieux pour prétendre à la distinction.
Meilleur entraîneur africain : Regragui et Ouahbi dans une concurrence relevée
La catégorie du meilleur entraîneur africain réunit plusieurs techniciens de renom, parmi lesquels les Marocains Walid Regragui et Mohamed Ouahbi, le Sénégalais Pape Thiaw et l’Égyptien Hossam Hassan.
Faouzi Jamal estime que cette distinction est particulièrement difficile à attribuer, dans la mesure où elle doit prendre en considération les résultats, la qualité du travail tactique, la progression collective et la capacité à gérer les grandes échéances.
Les entraîneurs ayant remporté des compétitions continentales disposent naturellement d’un argument important. Le sacre du Sénégal à la CAN 2025 place ainsi Pape Thiaw parmi les techniciens à suivre.
Du côté marocain, Walid Regragui et Mohamed Ouahbi peuvent également faire valoir les résultats obtenus par les sélections nationales et la place occupée par le football marocain sur la scène internationale.
Pour l’ancien international marocain, le travail d’un entraîneur ne doit cependant pas être évalué uniquement à travers les résultats. La cohérence du projet de jeu, l’utilisation des ressources disponibles et la progression des joueurs sont autant d’éléments qui doivent entrer dans l’analyse.
Meilleur jeune joueur : une génération africaine ambitieuse
La distinction du meilleur jeune joueur met en lumière une nouvelle génération de talents qui commence à s’imposer dans les championnats européens et africains.
Parmi les noms qui retiennent l’attention figurent notamment l’Algérien Ibrahim Maza, le Marocain Ayyoub Bouaddi et le Sénégalais Ibrahim Mbaye, aux côtés d’autres jeunes joueurs prometteurs.
Parcours d’Ibrahim Maza, coûts des transferts, rémunération et plus
Faouzi Jamal estime que cette catégorie doit récompenser non seulement le potentiel, mais aussi la capacité des jeunes joueurs à transformer leurs qualités individuelles en performances concrètes.
Ayyoub Bouaddi se distingue par ses qualités techniques, sa maturité dans l’entrejeu et ses capacités physiques. Ibrahim Maza possède également des arguments intéressants grâce à sa progression et à son expérience du football européen.
Parcours d’Ayyoub Bouaddi, coûts des transferts, rémunération et plus
Ibrahim Mbaye, de son côté, représente l’une des nouvelles figures du football sénégalais.
Pour Faouzi Jamal, la régularité, le temps de jeu et l’influence réelle sur les résultats doivent constituer des critères essentiels pour départager les candidats.
Parcours d’Ibrahim Mbaye, coûts des transferts, rémunération et plus
Meilleur joueur évoluant en Afrique : Teboho Mokoena en première ligne
La catégorie du meilleur joueur évoluant sur le continent africain met en compétition plusieurs joueurs qui se sont illustrés dans leurs championnats respectifs et les compétitions continentales.
Parmi les dix nominés figurent notamment le Sud-Africain Teboho Mokoena et son coéquipier Khuliso Mudau, tous deux membres de Mamelodi Sundowns, ainsi que les Marocains Mohamed Rabie Hrimat, Mounir Chouiar et Sofian El Moudane.
L’Algérie est également représentée par Ahmed Khaldi et Abdennour Iheb Belhocini, tandis que l’Égypte compte notamment Mahmoud Hassan Trezeguet et Mohamed Shehata dans cette catégorie.
Parcours de Mahmoud Trezeguet, coûts des transferts, rémunération et plus
Pour Faouzi Jamal, Teboho Mokoena possède des arguments particulièrement solides. Le milieu de terrain sud-africain a été l’un des éléments importants de Mamelodi Sundowns, dont le parcours continental a été couronné par une victoire en Ligue des champions africaine face à l’AS FAR.
Sa capacité à récupérer les ballons, à organiser le jeu et à participer aux phases offensives fait de lui un joueur essentiel dans l’équilibre de son équipe.
Son influence dans l’entrejeu et sa contribution au succès continental de Sundowns constituent des éléments importants dans l’évaluation de sa candidature.
L’ancien international marocain considère ainsi Mokoena comme l’un des prétendants les plus sérieux à cette distinction, compte tenu de son rôle dans une équipe qui a dominé la compétition continentale.
Meilleur club africain : Mamelodi Sundowns, une candidature renforcée par le sacre continental
Pour le titre de meilleur club africain, Mamelodi Sundowns apparaît comme un candidat particulièrement solide après avoir remporté la Ligue des champions de la CAF face à l’AS FAR.
Cette victoire continentale représente l’argument central du dossier sud-africain. Le club a démontré sa capacité à rivaliser avec les meilleures formations du continent, grâce à la qualité de son effectif, à son organisation collective et à sa régularité dans les grandes rencontres.
La finale face à l’AS FAR a constitué le point culminant de cette campagne africaine et permet à Sundowns de renforcer considérablement sa candidature.
Du côté marocain, l’AS FAR mérite également d’être saluée pour son parcours jusqu’à la finale. Sa présence à ce stade de la compétition confirme son retour parmi les grandes équipes du football africain.
Faouzi Jamal estime néanmoins que le titre continental doit peser lourd dans l’évaluation de cette catégorie. À ce titre, Mamelodi Sundowns possède un avantage sportif évident grâce à son sacre en Ligue des champions.
Les autres clubs nominés, parmi lesquels le Zamalek, l’Espérance de Tunis et l’USM Alger, présentent également des parcours dignes d’intérêt, mais la consécration continentale de Sundowns constitue un argument majeur.
Meilleure sélection africaine : le Maroc en position de force après son parcours au Mondial
La catégorie de la meilleure sélection masculine africaine revêt une importance particulière dans cette édition 2026, marquée par une présence historique de dix équipes africaines à la Coupe du monde.
Le Maroc apparaît comme le principal favori pour cette distinction après avoir atteint les quarts de finale du Mondial 2026, prolongeant ainsi sa présence au plus haut niveau international après son parcours historique jusqu’en demi-finale en 2022.
Cette régularité au plus haut niveau constitue un argument de poids pour les Lions de l’Atlas, qui ont confirmé leur capacité à rivaliser avec les meilleures sélections internationales.
Le Sénégal figure également parmi les équipes concernées par cette catégorie, notamment en raison de son parcours à la CAN 2025. Toutefois, à la suite de la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer le titre continental au Sénégal et de désigner le Maroc comme vainqueur de la compétition, la situation reste liée à la procédure engagée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), appelé à trancher définitivement sur l’identité du vainqueur de la CAN 2025.
L’Algérie, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Ghana, la République démocratique du Congo et le Cap-Vert figurent également parmi les sélections en lice.
Pour Faouzi Jamal, la meilleure sélection doit être évaluée sur l’ensemble de ses résultats, la qualité de son jeu, sa régularité et sa capacité à répondre présent dans les compétitions majeures.
Dans cette perspective, le parcours du Maroc jusqu’aux quarts de finale de la Coupe du monde 2026 constitue un argument sportif majeur et place les Lions de l’Atlas en position de force dans la course à cette distinction, dans l’attente de la décision définitive du TAS concernant le titre de la CAN 2025.
Faouzi Jamal : le football marocain bien représenté dans les différentes catégories
Au terme de cette analyse, Faouzi Jamal souligne la présence importante du football marocain dans les différentes catégories des CAF Awards 2026.
Achraf Hakimi apparaît comme le principal candidat marocain au Ballon d’Or africain, tandis que Brahim Diaz figure également parmi les prétendants. Yassine Bounou peut défendre ses chances dans la catégorie des gardiens, alors que Walid Regragui et Mohamed Ouahbi représentent le Maroc dans la course au meilleur entraîneur.
Le football national est également présent dans la catégorie du meilleur joueur évoluant en Afrique, avec Mohamed Rabie Hrimat, Mounir Chouiar et Sofian El Moudane, tandis qu’Ayyoub Bouaddi incarne les espoirs de la nouvelle génération.
Sur le plan collectif, la présence de l’AS FAR et des autres clubs marocains dans les nominations témoigne de la compétitivité des formations nationales, même si Mamelodi Sundowns possède un argument majeur pour le titre de meilleur club grâce à sa victoire en Ligue des champions.
Enfin, le parcours des Lions de l’Atlas à la Coupe du monde 2026 confirme la place du Maroc parmi les grandes nations du football africain.
Pour Faouzi Jamal, Achraf Hakimi reste le candidat qui présente le dossier le plus complet pour remporter le Ballon d’Or africain. Mais la concurrence de Sadio Mané, fort de son sacre continental, promet une bataille particulièrement intéressante jusqu’à l’annonce du lauréat.




