À 38 ans, Hillel Soudani n’a pas encore rangé les crampons. L’ancien international algérien vient de retrouver Zagreb, une ville qui a beaucoup compté dans sa carrière, après y avoir bâti une partie de sa réputation sous le maillot du Dinamo Zagreb. Surnommé à l’époque « Monsieur Derby », l’attaquant algérien revient aujourd’hui dans un contexte différent, au NK Kustošija Zagreb, pensionnaire de deuxième division croate. Moins de prestige, peut-être, mais toujours la même envie de courir, de jouer et de transmettre.
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Avant ce retour en Croatie, Soudani a passé trois saisons marquantes à Maribor, en Slovénie, où il a laissé une trace forte. Son départ a attristé les supporters, preuve d’un lien construit au-delà du terrain. Fidèle à lui-même, il parle surtout d’image, de respect et de responsabilité. Pour lui, un joueur algérien à l’étranger ne représente jamais seulement sa carrière personnelle. Il porte aussi une certaine idée du professionnalisme algérien.
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Dans cet entretien accordé à Africafoot, Soudani revient sur son transfert, son attachement à Zagreb, ses souvenirs à Maribor, son envie intacte de continuer, mais aussi sur la sélection algérienne. Même s’il n’est plus international depuis plusieurs années, l’ancien cadre des Verts reste profondément lié à cette équipe. Il attend la Coupe du monde avec impatience, entre fierté nationale, amitiés encore présentes dans le groupe et souvenirs impérissables de la Coupe du monde 2014 au Brésil.
Hillel, d’abord un mot sur ton transfert. Tu viens de revenir en Croatie en signant au NK Kustošija Zagreb. C’est aussi un retour à Zagreb, une ville qui t’est chère, non ?
Oui, on peut dire que je reviens à la maison après trois années passées à Maribor. Bon, Maribor n’est pas très loin non plus, mais c’était le moment de revenir chez moi. J’ai fait ce choix parce que le président est un ami, et parce qu’il y a dans ce club des joueurs d’expérience avec l’objectif de monter en première division croate. On en parlait depuis un bon moment. Je viens pour aider. Le plus important, c’est que je suis revenu chez moi.
À Maribor, tu as aussi vécu trois belles années. Les photos de ton départ, où l’on te voit très ému, en disent beaucoup…
Oui, c’était trois années exceptionnelles. Je ne me suis jamais senti étranger là-bas. Grâce à Dieu, on a laissé une belle image dans ce club et dans ce pays. Avec les supporters, il y avait une très belle relation. Je laisse ma place propre, comme on dit. Peut-être que cela ouvrira la porte à d’autres joueurs algériens dans ce championnat. Qui sait ? C’est aussi ça qui compte.
À 38 ans, cette passion et cette envie de jouer sont donc toujours intactes ? Il n’y a pas de lassitude, ni de désir de raccrocher ?
Non, cette fibre est toujours là. Je l’ai toujours dit : tant que j’aurai envie de me lever le matin pour aller à l’entraînement, je continuerai. Le jour où je perdrai cette envie, j’arrêterai. Je reste un passionné, j’aime ce sport. Même à notre âge, on essaie de rester sérieux, d’avoir une bonne hygiène de vie et de continuer à jouer.
L’actualité, c’est aussi la Coupe du monde. On imagine que tu restes très attaché à la sélection algérienne, même si tu n’es plus international aujourd’hui…
Bien sûr. J’ai joué dix ans en sélection, mon temps est passé. Mais à partir du moment où tu as fait partie de cette équipe, tu restes forcément concerné et attaché à elle. On continue de la suivre, et on espère qu’elle fera une très belle Coupe du monde.
Il y a de l’optimisme, malgré la présence de l’Argentine dans le groupe ?
Oui, on a une équipe avec beaucoup de qualités, et beaucoup de jeunes aussi. Il y a encore Riyad Mahrez, Ramy Bensebaïni et Aïssa Mandi. Le groupe dans lequel nous sommes n’est pas facile, c’est sûr, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. Il faut rester positif et espérer que l’Algérie passera au second tour.
Tu as cité ces joueurs-là. Il y a aussi Nabil Bentaleb, qui était avec vous en 2014. Tu dois être admiratif de leur longévité en sélection…
Oui, ce sont des joueurs de grande qualité, qui ont duré au plus haut niveau. Inchallah, ils vont apporter leur expérience. Ça fait plaisir de les voir encore là.
Tu gardes forcément des souvenirs inoubliables de la Coupe du monde 2014, que tu as disputée avec l’Algérie…
Évidemment. Jouer une Coupe du monde, c’est quelque chose d’immense. Il y a de grandes nations et de grands footballeurs qui n’ont jamais eu cette opportunité. Moi, j’ai eu cette chance. Le faire avec l’Algérie, en plus, c’est particulier. Tu sais ce que cela représente. C’est une immense fierté. Une Coupe du monde, ça n’arrive qu’une fois tous les quatre ans. Pour moi, c’était un privilège d’avoir disputé cette compétition.




