Pour la double confrontation Cameroun – Namibie, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2027, David Pagou a créé la sensation en convoquant Ivan Jordan Nana. Capitaine des Lions U20 sacrés à l’UNIFFAC et nouvel attaquant d’Al Hilal du Soudan, l’ancien pensionnaire d’Indomables Académie vient de franchir un palier et a réagi. Dans un entretien exclusif accordé à Africafoot, le milieu de couloir s’est confié en trois temps.
#1 Sur l’émotion de porter le maillot national
Ivan Nana a déclaré :
C’est un honneur pour tout jeune footballeur de porter le maillot du Cameroun. J’ai été surpris parce que j’étais encore en train de jubiler avec les U20… Je prends ça de bon augure.
Une phrase qui en dit long sur son état d’esprit. Le jeune capitaine n’est pas encore redescendu de son nuage après le sacre UNIFFAC que déjà l’équipe première lui ouvre les bras. Une ascension qu’il qualifie lui-même de bon augure pour la suite de sa carrière.
#2 Sur la gratitude envers le staff U20
Ivan Jordan Nana a déclaré :
Merci au coach des U20 qui m’a donné la paix de l’équipe nationale U20 pour m’exprimer, me libérer, jouer et prendre plaisir. Cette convocation lui est dédiée.
Là où d’autres auraient parlé d’eux, Nana pense aux autres. Il n’oublie pas d’où il vient. Cette dédicace à son coach U20, qui lui a offert la liberté de s’exprimer sur le couloir, est la marque des grands. Sans la confiance du staff U20, pas de brassard, pas de titre et pas de convocation chez Pagou.
#3 Sur la motivation et l’héritage des légendes
Le jeune joueur a confié :
Merci au sélectionneur. Je vais continuer, c’est une motivation de plus de travailler et de croire à ses rêves. Le Cameroun est une grande nation de football, avec des légendes comme Samuel Eto’o, Roger Milla, Rigobert Song… Je prends ça de bon augure. Ah oui ! Tout le monde vous découvre, peut-être pas les journalistes, mais les jeunes de l’académie… J’ai 19 ans, c’est tout.
Malgré son jeune âge, le discours est déjà mature. Il cite Eto’o, Milla et Song comme boussole. Il se positionne comme le représentant de tous les jeunes d’académies oubliés par les projecteurs. A 19 ans, il sait que cette convocation contre la Namibie n’est pas une fin, mais le début d’une nouvelle histoire.




