Plusieurs sélections ayant participé à la CAN au Maroc ont ou vont changer de sélectionneur. Mais c’est également le cas d’autres équipes n’ayant pas disputé la compétition continentale.
La Tunisie est la seule sélection à avoir trouvé un nouveau sélectionneur en la personne de Sabri Lamouchi, qui a succédé à Sami Trabelsi, limogé après la CAN.
Le Burkina Faso et le Gabon ont lancé un appel à candidatures, alors que des interrogations entourent l’avenir de Stefano Cusin (Comores), Tom Saintfiet (Mali) et Patrice Beaumelle (Angola). Le Togo est dans le même cas, alors que la Mauritanie envisage de se séparer de son coach espagnol et que Madagascar négocie toujours avec Corentin Martins, en fin de contrat le 31 janvier dernier.
#1 Burkina Faso
L’élimination des Etalons en 8e de finale de la CAN 2025 par la Côte d’Ivoire (0-3) avait coûté cher au sélectionneur Brama Traoré, démis de ses fonctions. La fédération burkinabé est à la recherche de son successeur, et la tendance penche vers un technicien local.
L’ancien international Oscar Barro, en charge des moins de 17 ans, et qui avait assuré un bref intérim en 2022, a des partisans. Kamou Malo, ancien sélectionneur et actuellement en poste à Kamsar (Guinée), ainsi que Firmin Sanou, sont cités. Des candidatures sont également arrivées de l’étranger. Réponse d’ici fin février.
#2 Togo
L’ancien international togolais Daré Nibombé a été limogé au mois de janvier. Pour lui succéder, le Français Jean-Michel Cavalli, passé notamment par les bancs de l’Algérie et du Niger, semble bien placé. D’autres noms circulent également à Lomé, dont ceux de Nicolas Dupuis, Pascal Dupraz, Florent Ibenge, Didier Six, Victor Zvunka ou Hubert Velud.
#3 Comores
L’Italien Stefano Cusin, nommé en octobre 2023, sera en fin de contrat le 28 février prochain. Le technicien transalpin a entamé des discussions pour une prolongation de deux ans, assortie d’une possible revalorisation salariale.
Mais au sein de la fédération comorienne, certains membres du Comité exécutif sont favorables à l’arrivée d’un autre sélectionneur. Plusieurs entraîneurs, dont les Français Landry Chauvin et Julien Mette et le Sénégalais Sadio Demba, ont postulé. L’Etat, qui prend en charge le salaire du sélectionneur, aura son mot à dire dans ce dossier.
#4 Madagascar
Depuis le 31 janvier dernier, Madagascar n’a plus de sélectionneur, puisque le contrat du français Corentin Martins est arrivé à son terme. Le salaire mensuel du technicien, 18 000 euros, hors primes, pris en charge par l’Etat, pose problème. Cependant, les négociations se poursuivent entre les deux parties. Toutefois, la fédération malgache a reçu plusieurs dossiers de candidatures.
#5 Mauritanie
Nommé en 2025, l’Espagnol Aritz Lopez Garai est sur la sellette. La Mauritanie a terminé à l’avant-dernière place de son groupe qualificatif pour la Coupe du Monde et a été éliminée au tour préliminaire de la Coupe Arabe de la FIFA en novembre dernier.
Si Garai est apprécié humainement, les résultats des Mourabitounes, aucune victoire en 2025, ne plaident pas en sa faveur, et le président de la fédération Ahmed Ould Yahya, envisage de se séparer de lui.
#6 Mali
Le Belge Tom Saintfiet est sous contrat jusqu’au mois d’août prochain. Mais lui-même ne sait pas s’il sera encore sur le banc des Aigles dans les prochaines semaines. Son sort se jouera au niveau politique, puisque le Comité exécutif de la fédération a démissionné au mois de janvier, et l’instance est dirigée par le secrétaire général jusqu’à l’élection du futur président, sans doute en avril. Or, le Flamand ne compte pas que des partisans au sein du gouvernement. Cependant, le limoger avant la fin de son contrat aurait un coût.
#7 Gabon
La fédération gabonaise, qui s’est séparé de Thierry Mouyouma après l’élimination des Panthères au premier tour de la CAN 2025, assure avoir reçu plus de 600 candidatures pour le poste de sélectionneur. De nombreux noms ont circulé, dont celui du français Hervé Renard, en poste en Arabie saoudite, ce que l’intéressé à vigoureusement démenti.
On parle également, mais sans qu’il soit possible d’en avoir la confirmation, de Corentins Martins, du Congolais Florent Ibenge, sous contrat avec l’Azam (Tanzanie), de Philippe Troussier et du Bosnien Faruk Hadzibegic (libres), et même du Sénégalais Aliou Cissé, l’actuel sélectionneur de la Libye, mais dont le salaire ne serait plus versé depuis plusieurs mois.
#8 Angola
Nommé en septembre dernier à la tête des Palancas Negras, le Français Patrice Beaumelle a été critiqué après l’élimination de son équipe au premier tour de la CAN. Des rumeurs sur son possible départ circulent à Luanda, alors que des médias tunisiens affirment que l’Espérance Tunis a contacté le technicien.




