L’Algérie est en seizièmes de finale de Coupe du monde, l’essentiel est là. Mais pour Djamel Amani, champion d’Afrique 1990 et ancien international algérien aux 22 sélections entre 1986 et 1990, la qualification ne doit surtout pas masquer les fissures. À quelques jours du choc face à la Suisse, l’ancien milieu des Verts a haussé le ton dans un entretien accordé à Africafoot. Son constat est brutal : l’Algérie avance, mais elle défend mal, trop mal, et certains cadres ne devraient plus être protégés par leur statut.
Suisse – Algérie : les compos probables avant le choc
Djamel Amani cible les erreurs défensives de l’Algérie
Amani lâche d’abord :
On est contents d’être qualifiés pour les 16es. Le premier objectif est atteint. C’est une chose positive.
Mais le compliment s’arrête là. Le match nul face à l’Autriche l’a profondément irrité, surtout dans la manière :
On a fait trop d’erreurs défensives. Notre arrière-garde est très naïve, et elle n’est pas du tout solide. En trois, quatre touches, les adversaires arrivent dans notre surface. Les deux premiers buts de l’Autriche sont des erreurs stupides.
Suisse – Algérie : heure, chaîne et où regarder le match
Pour lui, le problème n’est pas seulement individuel. Il est structurel. Amani estime que les Verts laissent trop facilement leurs adversaires progresser, sans agressivité ni verrou tactique. Il déplore :
Il faut que les équipes adverses peinent pour arriver près de notre surface. Et là, ce n’est pas du tout le cas. Les autres nations sont difficiles à pénétrer derrière, mais chez nous, c’est opération portes ouvertes.
Une formule sévère, mais qui résume son inquiétude avant d’affronter une Suisse plus organisée et plus clinique que les derniers adversaires des Fennecs.
Aïssa Mandi, la cible principale d’Amani
Dans ce tableau sombre, Aïssa Mandi concentre l’essentiel des critiques. Djamel Amani ne veut plus voir le défenseur dans le onze de Vladimir Petkovic. Il tranche :
Parcours d’Aïssa Mandi, coûts des transferts, rémunération et plus
Mandi, il ne faut pas qu’il joue contre la Suisse. Il faut mettre Chergui ou Belaïd à sa place.
À ses yeux, Samir Chergui ou Zineddine Belaïd offriraient plus de garanties dans l’impact, la vitesse et la sécurité défensive.
L’indispensable Mandi jugé par trois anciens défenseurs de l’Algérie à la Coupe du monde
L’ancien international va même plus loin, avec des mots très durs pour un joueur longtemps considéré comme un cadre de la sélection. Amani insiste :
Chergui, par exemple, tu ne le passeras pas aussi facilement. Et il est rarement pris de vitesse. Mandi, on dirait un grand-père qui joue. Normalement, il n’a plus sa place en équipe d’Algérie. Il ne faut pas être dans les sentiments.
Algérie vs Suisse – Stéphane Chapuisat : « Ce n’est pas Petkovic qui va jouer »
Le message est clair : le temps des services rendus ne doit plus peser dans les choix. Pour lui, Mandi doit non seulement sortir du onze, mais aussi envisager la fin de son histoire avec les Verts.
Des changements réclamés à tous les niveaux
Amani ne limite toutefois pas son diagnostic à Mandi. Il pointe aussi Oussama Benbot, passé à côté selon lui, au point de réclamer le retour de Luca Zidane dans les cages. Il affirme :
On dirait qu’il n’a jamais été un gardien. Luca Zidane doit reprendre sa place, il est plus rassurant.
Philippe Troussier : « Oui, une sélection africaine peut gagner le Mondial dès cette année »
Hadjam est également cité pour sa prestation décevante à gauche, tandis que Bensebaïni est rappelé à l’ordre pour ses passes ratées et ses prises de risque. Amani, convaincu que l’Algérie ne pourra pas survivre longtemps dans cette Coupe du monde en continuant à offrir autant d’espaces, résume :
Il faut jouer la sécurité.
Patrice Beaumelle : « L’Algérie n’a à craindre personne »
Sur le plan tactique, l’ancien Vert plaide pour un changement net face à la Suisse : un passage en 3-5-2, avec Aït-Nouri et Belghali en pistons, un entrejeu renforcé autour d’Aouar, Chaïbi, Maza et Bentaleb, puis Mahrez et Gouiri devant. Il s’étonne aussi de l’absence totale de Yacine Titraoui, qu’il qualifie de « très grand joueur ». Derrière ses mots sévères, Amani trace surtout une ligne : si l’Algérie veut aller au-delà des seizièmes de finale, elle doit cesser de subir, resserrer son bloc et arrêter de protéger des statuts qui ne répondent plus sur le terrain.
Très bientôt, l’Algérie disputera son match des 16es de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Suisse. La société de paris 1xbet (vous pouvez télécharger 1xbet ici) propose les cotes suivantes pour ce match – l’Algérie gagne à 3,90, un match nul est évalué à 3,30, et la Suisse gagne à 2,05.




