Le sélectionneur de l’équipe nationale algérienne, Brahim Hemdani, a dévoilé jeudi sa liste de joueurs retenus pour les troisième et quatrième journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027. Cette nouvelle convocation est marquée par les premières apparitions de Mohamed Azzi, défenseur du CSKA Moscou, et d’Abderrahman Rebbach, attaquant du Deportivo Alavés, ainsi que par le retour de cinq éléments absents lors du dernier rassemblement. En revanche, plusieurs joueurs importants, dont Rayan Aït-Nouri, défenseur de Manchester City, restent écartés.
Ces deux confrontations face au Togo revêtent une importance particulière pour les Fennecs, qui occupent actuellement la première place du groupe I avec quatre points, devant la Zambie et le Togo, qui comptent chacun trois unités, tandis que le Burundi ferme la marche avec un point.
L’Algérie accueillera le Togo le 14 novembre au stade Hocine-Aït-Ahmed de Tizi Ouzou, avant de se déplacer à Lomé trois jours plus tard. Deux rendez-vous décisifs pour consolider le leadership du groupe et se rapprocher de la qualification à la CAN 2027.
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Dans ce contexte, Africafoot a sollicité l’expertise d’Azzedine Aït Djoudi, ancien entraîneur de plusieurs clubs évoluant dans les championnats marocain et algérien, ainsi qu’ancien sélectionneur de l’équipe nationale olympique algérienne.
Fort de sa connaissance approfondie du football algérien et de son expérience du terrain, le technicien décrypte les choix de Brahim Hemdani, analyse les raisons des nouvelles convocations et des retours enregistrés, tout en apportant un éclairage sur les absences qui suscitent le débat autour de cette liste.
Azzi et Rebbach, de nouvelles options pour Hemdani
La première convocation de Mohamed Azzi et d’Abderrahman Rebbach constitue l’un des principaux enseignements de cette liste. À travers ces deux choix, Brahim Hemdani semble vouloir élargir son éventail de solutions et instaurer une concurrence plus importante au sein de son groupe, sans se limiter aux joueurs habitués aux rassemblements précédents.
Le cas de Mohamed Azzi, défenseur du CSKA Moscou, mérite une attention particulière. Son intégration offre au sélectionneur la possibilité d’évaluer un nouveau profil défensif, notamment en matière de rigueur tactique, de gestion des transitions et de capacité à répondre aux exigences du football international. Cette première convocation pourrait également traduire la volonté du staff de diversifier ses options dans le secteur défensif, à un moment où la stabilité de ce compartiment reste essentielle.
Abderrahman Rebbach, qui évolue au Deportivo Alavés, représente quant à lui une alternative intéressante sur le plan offensif. Son expérience du football espagnol pourrait lui permettre d’apporter des qualités différentes, notamment dans les déplacements sans ballon, l’exploitation des espaces et la participation aux phases de construction dans le dernier tiers du terrain.
Son profil pourrait offrir davantage de variété au jeu algérien, particulièrement dans les situations où les Fennecs seront amenés à contourner un bloc défensif compact.
Toutefois, une première convocation ne garantit pas automatiquement une place dans le onze de départ. La capacité des deux joueurs à s’adapter rapidement aux exigences du groupe et aux principes de jeu de Hemdani sera déterminante pour la suite.
Le retour de cinq joueurs, un rééquilibrage nécessaire
La liste de Brahim Hemdani se distingue également par le retour de cinq joueurs absents lors du rassemblement de septembre dernier : le gardien Oussama Benbot, le défenseur Rafik Belghali, les milieux de terrain Hicham Boudaoui et Yacine Titraoui, ainsi que l’attaquant Farès Ghemmis.
Ces retours ne doivent pas être interprétés comme de simples réintégrations. Ils répondent avant tout à des besoins spécifiques de l’équipe nationale, appelée à disputer deux rencontres rapprochées qui nécessiteront une gestion rigoureuse de l’effectif, aussi bien sur le plan tactique que physique.
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La présence d’Oussama Benbot renforce la concurrence dans les cages. Le choix des gardiens, selon les explications du sélectionneur, repose essentiellement sur le temps de jeu obtenu en club depuis le dernier rassemblement. Une approche qui privilégie la compétitivité et la préparation effective des joueurs plutôt que leur seule expérience internationale.
Le retour de Rafik Belghali apporte également une solution supplémentaire au secteur défensif. Sa présence peut permettre au sélectionneur de mieux gérer les équilibres entre la couverture défensive et la participation à la construction du jeu. Face à une équipe togolaise susceptible de miser sur les transitions rapides, la capacité des défenseurs à anticiper et à prendre les bonnes décisions sera particulièrement importante.
Boudaoui et Titraoui, des profils complémentaires au milieu
Les retours de Hicham Boudaoui et de Yacine Titraoui figurent parmi les choix les plus intéressants de cette liste, compte tenu de l’importance du milieu de terrain dans l’organisation collective de l’équipe algérienne.
Boudaoui dispose de qualités reconnues dans la récupération, la couverture des espaces et la transition entre les phases défensives et offensives. Son profil pourrait s’avérer précieux face au Togo, notamment lors du déplacement à Lomé, où l’Algérie devra probablement faire face à davantage de pression et de situations de transition.
Titraoui constitue, de son côté, une option supplémentaire pour le milieu de terrain. Sa présence permet au sélectionneur de diversifier les profils disponibles, en fonction de ses besoins en matière de conservation du ballon, de circulation et de dynamisme dans l’entrejeu.
La coexistence de ces deux joueurs dans la liste offre à Hemdani une marge de manœuvre tactique intéressante. Il pourra ainsi adapter son dispositif en fonction du scénario des deux rencontres, que ce soit pour imposer sa domination à Tizi Ouzou ou pour gérer les moments difficiles à Lomé.
Farès Ghedjemis, une alternative offensive à exploiter
Le retour de Farès Ghedjemis soulève également la question de son rôle dans le dispositif offensif algérien. Un attaquant ne se distingue pas uniquement par sa capacité à marquer des buts. Ses déplacements, sa faculté à libérer des espaces pour ses partenaires et sa contribution au pressing constituent également des éléments essentiels dans l’évaluation de son rendement.
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Dans le cadre d’un rassemblement marqué par deux rencontres en l’espace de trois jours, la présence de plusieurs profils offensifs peut permettre au sélectionneur de mieux gérer les efforts de ses joueurs et d’adapter ses choix en fonction des circonstances.
Ghedjemis pourrait ainsi être utilisé comme titulaire ou comme solution de remplacement, capable d’apporter un nouvel élan à l’attaque algérienne en cours de match.
L’absence persistante de Rayan Aït-Nouri, un choix qui interroge
L’absence de Rayan Aït-Nouri, défenseur de Manchester City, constitue l’un des choix les plus commentés de cette liste. Pour Azzedine Aït Djoudi, l’absence d’un joueur disposant d’un tel potentiel technique et physique nécessite une analyse approfondie, sans tirer de conclusions hâtives ni associer systématiquement une non-convocation à un éventuel conflit ou à un problème au sein du groupe.
Aït-Nouri possède des qualités offensives importantes pour un latéral, notamment sa capacité à progresser balle au pied, à créer des décalages et à apporter le surnombre sur les côtés. Cependant, son utilisation dans un dispositif collectif nécessite également de préserver l’équilibre défensif, particulièrement lorsqu’il se projette vers l’avant et laisse des espaces dans son dos.
Brahim Hemdani pourrait chercher à privilégier une organisation tactique plus en adéquation avec sa vision actuelle du jeu, ou simplement considérer que d’autres joueurs présentent une meilleure disponibilité compétitive.
Néanmoins, cette absence demeure un choix technique qui peut susciter le débat, compte tenu de la qualité des solutions qu’Aït-Nouri pourrait offrir à l’équipe nationale.
Luca Zidane, la disponibilité comme critère de sélection
Concernant l’absence de Luca Zidane, les déclarations de Brahim Hemdani permettent de mieux comprendre son approche. Le sélectionneur a expliqué que ses choix au poste de gardien reposaient essentiellement sur le temps de jeu obtenu en club depuis le dernier rassemblement.
Cette orientation peut être cohérente dans une phase où le staff cherche à construire un groupe compétitif. Le poste de gardien exige une continuité dans la préparation, un rythme de compétition régulier, mais également de la confiance et de la concentration.
L’absence de Luca Zidane ne signifie toutefois pas que la porte de la sélection lui est définitivement fermée. Une amélioration de sa situation en club et une augmentation de son temps de jeu pourraient lui permettre de retrouver sa place dans les prochaines listes.
La concurrence à ce poste doit rester ouverte, afin de permettre au sélectionneur de retenir les éléments les plus aptes à répondre aux exigences de chaque échéance.
Hemdani face à un défi d’équilibre et de résultats
Au final, la liste de Brahim Hemdani pour les deux confrontations face au Togo traduit une volonté de renouvellement mesuré, combinée au retour de plusieurs joueurs ayant déjà évolué avec la sélection. Elle comporte également des décisions techniques qui continuent de susciter des interrogations, notamment concernant l’absence de Rayan Aït-Nouri.
Pour Azzedine Aït Djoudi, le véritable défi du sélectionneur ne réside pas uniquement dans le choix des joueurs, mais dans sa capacité à transformer cet effectif en un collectif cohérent, capable d’imposer son rythme, de maîtriser le milieu de terrain, d’exploiter les opportunités offensives et de maintenir une solidité défensive.
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La réception du Togo à Tizi Ouzou obligera les Fennecs à prendre l’initiative et à assumer leur statut devant leur public. Le déplacement à Lomé représentera, quant à lui, un défi différent, marqué par la nécessité de bien gérer la pression, les conditions de jeu et les éventuelles difficultés rencontrées au cours de la rencontre.
Entre ces deux rendez-vous, Brahim Hemdani devra démontrer que ses choix reposent sur une vision technique claire et que les changements opérés sont susceptibles d’apporter davantage de stabilité et d’efficacité à son équipe. L’objectif sera de consolider la première place du groupe G et de franchir une nouvelle étape vers la qualification à la Coupe d’Afrique des Nations 2027.




