À 27 ans, Mohamed Brahimi est l’une des attractions du CSKA Sofia cette saison. Pourtant, le chemin vers l’un des plus grands clubs de Bulgarie n’a pas été un long fleuve tranquille. Formé dans la région lyonnaise, l’attaquant algérien a dû s’exiler pour forger son destin professionnel, passant par des moments de doutes et de précarité avant d’éclater aux yeux du public bulgare.
Aujourd’hui stabilisé au sein de l’élite, celui qui se définit comme un « soldat » sur le terrain a franchi un palier. Entre sa polyvalence tactique et sa force mentale, Brahimi a su s’imposer malgré les changements d’entraîneurs. Alors qu’il s’apprête à disputer une finale de Coupe nationale, l’ailier ne cache plus ses ambitions : utiliser cette vitrine européenne pour attirer les regards des championnats majeurs.
Entre ses rêves de Premier League, de LaLiga et son désir ardent de revêtir le maillot des Fennecs, Mohamed Brahimi, un profil atypique, revanchard et ambitieux qui pourrait bien animer le prochain marché des transferts, se livre sans détour sur son futur à l’occasion d’une interview exclusive accordée à Africafoot.
Mohamed, avant d’évoquer l’avenir, ton parcours est fascinant. Comment un joueur amateur de la région lyonnaise se retrouve-t-il cadre au CSKA Sofia ?
C’est un parcours à la force du poignet. Après ma formation, une opportunité s’est présentée en Bulgarie via un essai. J’ai signé pro au Tsarsko Selo, mais j’ai vite connu la réalité du football : un malentendu entre mon agent et le président m’a mis sur la touche. J’ai galéré, je suis resté six mois sans club, puis j’ai rebondi en D2 à Burgas où je n’étais même pas payé. Mais j’ai marqué, j’ai lutté, et j’ai fini par rejoindre Pirin, puis Botev Plovdiv où j’ai découvert la Coupe d’Europe. C’est ce qui m’a ouvert les portes du CSKA Sofia.
Aujourd’hui au CSKA, tu es dans la vitrine du pays. Comment juges-tu ta progression technique ?
Ma plus grande force, c’est le mental. Sur le terrain, je suis un joueur de percussion, rapide, agressif. J’ai beaucoup gagné en polyvalence. J’ai été formé ailier, mais j’ai joué piston, et même latéral cette saison. Ça m’a énormément apporté sur le plan défensif. Aujourd’hui, je suis un « soldat » pour le collectif. Mon axe de progression reste la finition et le dernier geste, c’est là que je dois franchir un cap pour atteindre le très haut niveau.
On approche du mercato estival. Le CSKA Sofia est-il une fin en soi ou une étape vers de plus grands championnats ?
C’est clairement une étape. Mon premier objectif était de devenir pro, c’est fait. Aujourd’hui, je suis dans le meilleur club du pays, mais je veux voir plus haut. Jouer la Coupe d’Europe régulièrement est mon but. Je préfère jouer le haut de tableau ici et disputer des compétitions européennes plutôt que d’être anonyme en Ligue 2 française. Mais l’ambition, c’est d’aller chercher un palier supérieur.
Quelles destinations cibles-tu pour la suite de ta carrière ?
Depuis tout petit, l’Angleterre et l’Espagne me font rêver. L’Angleterre pour l’intensité qui correspond à mon profil, et l’Espagne pour la culture technique. Un retour en France ? Pourquoi pas, c’est un grand championnat. Je n’ai plus ce sentiment de revanche par rapport à mon passé amateur, mon parcours parle pour moi désormais.
Tu es Algérien, et on sait que la sélection est toujours dans un coin de la tête. Est-ce un objectif concret ?
C’est plus qu’un objectif, c’est un rêve. Ça fait partie de mes racines. En étant au CSKA, je sais que c’est possible. Raïs M’Bolhi est passé par ici avant de briller avec les Fennecs, c’est un exemple à suivre. Je vais vibrer pour la sélection durant le Mondial, et je travaille chaque jour pour, un jour, avoir la chance de les rejoindre.
On parle beaucoup de ton avenir, mais tu as une finale de Coupe de Bulgarie à jouer…
Exactement. Pour l’instant, je reste focus sur ce titre. Gagner la Coupe, c’est assurer l’Europe. En Bulgarie, tout va très vite, les projets changent. Je finis la saison à fond, on gagne ce trophée, et on verra ensuite ce que l’avenir me réserve.
Très bientôt, le CSKA Sofia disputera son match de la 32e journée du championnat de Bulgarie face à Ludogorets. La société de paris 1xbet (vous pouvez télécharger 1xbet ici) propose les cotes suivantes pour ce match – le CSKA Sofia gagne à 2,62, un match nul est évalué à 3,15, et Ludogorets gagne à 2,47.




