Le 16 mars 1990 à Alger, Chérif Oudjani offrait à l’Algérie son premier titre continental en inscrivant l’unique but de la finale face au Nigeria (1-0). Dans une interview question-réponse accordée à Africafoot à l’approche d’un nouveau choc entre Fennecs et Super Eagles en quart de finale de la CAN à Marrakech, l’ancien attaquant de Sochaux et Lens s’attend à une nouvelle confrontation serrée.
Algérie-Nigeria est devenu un classique dans l’histoire de la CAN, et les deux sélections vont se retrouver samedi. Un choc très indécis…
Oui. Le Nigeria a remporté sa première CAN en 1980 à Lagos en battant l’Algérie (3-0). On a pris notre revanche dix ans plus tard à Alger (1-0). En 2019, on élimine les Nigérians en demi-finale (2-1) et, quelques jours plus tard, on gagne le tournoi face au Sénégal (1-0). C’est à partir de 1980 que les deux sélections ont commencé à remporter des titres. Les destins sont liés. Samedi à Marrakech, ce sera certainement un match très disputé, très difficile pour chacune des deux équipes.
Est-ce possible de dégager un favori ?
C’est compliqué. Depuis le début de la CAN, elles ont gagné tous leurs matchs : l’Algérie a marqué huit buts, le Nigeria douze. Ce sont des équipes qui sont en confiance, qui sont en pleine dynamique. Elles ont chacune leur style, ce sera à mon avis une belle opposition.
Le Nigeria aura bénéficié d’un jour de repos supplémentaire. Est-ce un avantage pour lui ?
Bien sûr. Dans une compétition de haute intensité comme la CAN, qui demande beaucoup d’efforts physiques, beaucoup de concentration, avec des matches tous les trois ou quatre jours, vingt-quatre heures de plus, c’est beaucoup. D’autant plus que l’Algérie a joué une prolongation devant la RDC (1-0), après un match assez éprouvant, tandis que le Nigeria a gagné facilement contre le Mozambique. La fraîcheur physique jouera un grand rôle samedi.
Quel bilan faites-vous du parcours de l’Algérie ?
Il est positif. Elle gagne ses matches, elle y a mis parfois la manière, elle marque des buts et elle a battu la RDC, une des équipes en forme ces derniers mois. L’Algérie avait comme premier objectif de franchir le premier tour, après deux éliminations au premier tour en 2022 et 2024. Maintenant, elle est en quart de finale. Elle est, comme les sept autres équipes toujours en lice, animée par l’ambition d’aller au bout.
Que pensez-vous des performances de Riyad Mahrez ?
Elles sont positives. Il a marqué trois buts, il s’est montré décisif face au Soudan (3-0, avec deux buts) et il a été l’unique buteur contre le Burkina Faso. Ça a été plus compliqué mardi. Il n’a plus ses jambes de 2019 ou 2020, il va avoir 35 ans, mais il reste un joueur de haut niveau, capable de très beaux gestes. Vladimir Petkovic sait l’utiliser.
Quelles sont les principales qualités du Nigeria ?
Son secteur offensif, avec Victor Osimhen, Ademola Lookman ou Moses Simon. C’est un des meilleurs d’Afrique. Sinon, c’est une équipe qui pratique un jeu offensif. Défensivement, c’est assez solide. Le Nigeria est un prétendant au titre, tout le monde le sait. Il ne s’est pas qualifié pour la Coupe du monde, donc il mise beaucoup sur cette CAN.




